Bernard Landry est déçu et bouleversé

Première publication 19 février 2003 à 19h18
Mise à jour : 20 février 2003 à 06h28
Bernard Landry est déçu et bouleversé
Crédit photo : TVA
Par LCN
Une phrase de Bernard Landry a déclenché toute une polémique. Le premier ministre s'est demandé pourquoi, alors que les oiseaux avec leur petite cervelle réussissent à nourrir leurs petits le matin, certaines personnes ne nourrissent pas leurs enfants.

Accusé de mépris envers les démunis, M. Landry se dit profondément bouleversé par l'ampleur que prend l'affaire. «Je suis surpris d'abord, déçu et je regrette qu'on ait pu donner à des propos qui, encore une fois, sont un cri du coeur en faveur des enfants et des plus démunis, une connotation négative à l'endroit des plus démunis.»

Selon le premier ministre, cette phrase était assortie d'une réflexion sur un problème de société et d'argent. En matière d'argent, le gouvernement péquiste en donne déjà des dizaines de millions en aide alimentaire de toutes sortes, dont les Clubs des petits déjeuners. Alors, le chef s'est senti profondément blessé.

«Ma marque de commerce personnelle, c'est 30 ans et plus d'engagement envers le progrès social. J'ai commencé ma carrière là-dedans et ça a été mon combat toute ma vie. Comment des gens qui me connaissent ont-ils pu faire une interprétation si opposée à mes intentions?»

Présente lors de cette déclaration controversée, la ministre Linda Goupil s'est portée à la défense de son premier ministre. Elle a assuré que la métaphore «cervelle d'oiseau» ne visait pas les pauvres ou les femmes.

Elle s'est par ailleurs etonnée que les groupes sociaux, qui n'ont rien dit au moment de la rencontre avec le premier ministre, aient réagi après coup.

En RealVideo, écoutez le reportage de Robert Plouffe.

 
 
 
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