Financement des écoles juives

Jean Charest fait son mea culpa et recule

Première publication 19 janvier 2005 à 15h59
Jean Charest fait son <i>mea culpa</i> et recule
Crédit photo : LCN
Par LCN
Québec fait marche arrière dans le financement controversé des écoles privées juives.

Les contrats établis avec les sept écoles seront respectés jusqu'en juin prochain. Toutefois, la mesure du financement à 100% des écoles privées juives ne sera pas reconduite.

Au terme d'un très long conseil des ministres, Jean Charest a reconnu l'erreur de son gouvernement dans ce dossier fort controversé.

Il a toutefois insisté sur l'importance pour la province de poursuivre l'objectif de rapprochement entre les communautés culturelles, ajoutant qu'il en va de l'avenir et de la cohésion de la société québécoise.

Le premier ministre a admis que le moyen pour y parvenir n'était visiblement pas le bon, puisque la population n'a pas du tout appuyé cette démarche de financement.

Le premier ministre a précisé que la décison de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys de ne pas renouveler l'entente avec les écoles juives a été décisive.

Jean Charest refuse de blâmer son ministre de l'Éducation, Pierre Reid, qui l'accompagnait en conférence de presse. Selon lui, M. Reid a travaillé en collaboration avec la communauté juive, qui réclamait cette mesure.

Le premier ministre a d'ailleurs confié à Pierre Reid et à Michelle Courchesne, ministre de l'Immigration, le mandat de trouver de nouvelles mesures d'intégration de la communauté juive sur une base plus large.

En vidéo 1, écoutez la conférence de presse de Jean Charest, suivie des explications de Sylvain Drapeau.

En vidéo 2, écoutez les reportages de Paul Larocque et d'Yves Malo.

En vidéo

 
 
 
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