
Un citoyen de Montréal, Serge Montplaisir, réclame en effet 1 576 000 000$ à plusieurs centaines de personnes, dont 34 juges, 36 procureurs de la Couronne, en plus des agents correctionnels des centres de détention de Bordeaux, Rivière-des-Prairies et Hull, le Service de la police de la Communauté urbaine de Montréal, un avocat et les juges en chef de la Cour du Québec et de la Cour supérieure. Et, comme si la liste n'était pas encore assez longue, M. Montplaisir cible également la ministre de la Justice, le Barreau du Québec et le Conseil de la magistrature.
L'histoire de M. Montplaisir débute à Montréal par une présumée affaire de harcèlement auquel se serait livré le demandeur à l'endroit d'une femme qui fréquentait alors l'Université du Québec à Montréal. Enjoint par le tribunal de laisser celle-ci tranquille et de ne pas se trouver à l'intérieur d'un quadrilatère de six kilomètres carrés, M. Montplaisir s'est déplacé à Hull lorsque la présumée victime de harcèlement y a élu domicile afin de poursuivre ses études.
M. Montplaisir en vient au chiffre faramineux de plus de 1,576 milliard $ en dommages en estimant que chaque jour qu'il a passé en détention, qu'il qualifie de préventive, mérite un dédommagement de 1 million $, soit 1 576 jours au total.
Tout au long de son document de 12 pages déposé le 22 juin au Greffe du Palais de justice de Montréal, M. Montplaisir parle de preuves «bidons» et «fictives» qui ont été élaborées et pensées pour nuire à sa réputation et l'éliminer.
Un juge devra décider du sérieux des allégations de M. Montplaisir.
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