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C'est sous un soleil de plomb que le parterre de l'île Notre-Dame recevait, samedi après-midi, la 18e édition du Vans Warped Tour, festival de musiques à fortes dominantes rock et punk.
Présenté par Evenko, Live Nation et Greenland, le Vans Warped Tour est un festival débordant d'éclectisme qui met en scène autant de groupes rock que punk, ska, métal, post hardcore ou encore hip-hop. Bref, des musiques dont le mot d'ordre est «énergie».
À l'entrée du festival, un tout petit kiosque, simple, discret, proposait des bouchons d'oreilles et des lunettes de soleil, des accessoires futiles en apparence, mais indispensables à la survie en ce jour de musique et de canicule. Sans ces armes, il était difficile de sortir indemne de ce festival.
Le parterre de l'île Notre-Dame était littéralement bondé de festivaliers remuant des volutes de poussière donnant à chacun un teint presque hâlé. Les plus expérimentés avaient prévu le coup et arboraient des masques FFP et autres foulards en guise de filtres protecteurs respiratoires.
Un peu partout autour des huit scènes se trouvaient des kiosques à perte de vue. De celui de la marque Vans en passant par ceux des créateurs de tuques (peut-être les moins visités de la journée) et de grandes marques d'instruments et accessoires de musique telles que Music Man, Ernie Ball ou bien encore DigiTech qui proposaient des essais sur place de leurs produits.
Pour Jim Pirock, directeur d'affaires chez DigiTech, le Vans Warped Tour est comme un salon d'exposition à ciel ouvert pour la marque. «Ce festival est un événement parfait pour nous, car il rassemble énormément de musiciens. Ils peuvent tester nos produits en profitant de nos conseils», a-t-il expliqué.
Certains kiosques ont été plus populaires que d'autres, ce fut le cas pour ceux des boissons énergisantes et du service médical, deux domaines qui fonctionnent très bien lorsqu'il est question de canicule et de foule.
Entre deux kiosques on pouvait tout de même apprécier les concerts. Ici aussi, le rythme était plus que soutenu, les prestations s'enchainaient littéralement.
La scène Tilly, par exemple, était séparée en deux et, une fois la prestation du groupe de la partie dextre achevée, celle de gauche débutait directement, sans aucune transition. Sur la scène Ernie Ball, c'est en moyenne un groupe toutes les trente minutes qui étaient programmées. Un événement rentable pour les festivaliers qui ont eu à débourser 50$ pour voir (potentiellement) près de 70 groupes.
Le public pouvait donc arpenter les chemins poussiéreux du parterre de l'île Notre-Dame et découvrir de nouveaux groupes en attendant de voir les têtes d'affiche Anti-Flag, Yellowcard, Taking Back Sunday, Pierce The Veil, Rise Against et Four Year Strong, tout en regrettant le désistement de dernière minute de The Used.
La chaleur n'aura pourtant pas empêché le jeune public d'accueillir leurs artistes fétiches comme il se devait. Les amateurs de «mosh pit» pouvaient s'exprimer intensément devant des groupes comme Rise To Remain alors que des danses plus sautillantes, mais tout aussi énergiques, étaient lancées devant la musique ska de Mighty Mongo ou de Streetlight Manifesto.
Le Vans Warped Tour s'est une fois de plus montré à la hauteur de sa réputation, une grosse machine aux rouages bien graissés à laquelle il faut véritablement faire face si l'on veut en apprécier toute la grandeur.
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