
![]() |
Yvon Deschamps, Mouffe et Louise Forestier se sont retrouvés, mercredi après-midi, afin de célébrer la mise en ligne officielle des bandes sonores de «L'Osstidcho» par Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).
Considéré comme un spectacle déterminant pour le peuple québécois, «L'Osstidcho» a marqué les mémoires en raison de son langage nouveau, de sa liberté de ton (les sacres étaient nombreux) et de son ambiance «déstructurée».
«Mais ce n'était pas n'importe quoi, a expliqué Robert Charlebois. Il y avait beaucoup d'improvisation et de liberté au début. Ensuite, on est passé à travers et il y avait une structure très solide.»
C'est grâce à un trou dans la programmation du théâtre de Quat'sous que ces créateurs ont eu l'opportunité de créer un spectacle nouveau et original, s'inspirant des revues en vogue à l'époque. «On se souvient tous très exactement des trois semaines de création qui ont précédé la première, a avoué Yvon Deschamps. On s'en souvient tous, mais on a chacun des versions différentes.»
Si «L'Osstidcho» a révolutionné le milieu du spectacle au Québec, il a aussi profondément changé la vie de ses créateurs. «Ça a changé totalement ma vie, a expliqué Yvon Deschamps. L'avant-veille de la première, je ne savais même pas écrire un monologue. J'étais un acteur qui travaillait au Quat'sous et je ne savais pas ce que j'allais faire dans la vie. À cause du succès de «L'Osstidcho», je me suis mis à écrire et, à la fin des représentations, j'avais deux heures de spectacle.»
Pour Louise Forestier, le caractère mythique de ce spectacle vient de plusieurs faits. «D'abord, on était beaux, jeunes, inspirés et baveux. C'est aussi une question de timing, a-t-elle expliqué. On a également entretenu le mystère autour du spectacle. On nous a souvent demandé de le refaire et on a toujours refusé. C'était un spectacle presque toujours improvisé. Et puis, c'était l'énergie de la jeunesse. À 40 ans, on ne pouvait plus faire ça.»
Pendant de nombreuses années, on a d'ailleurs pensé qu'aucun enregistrement audio ou vidéo n'avait été fait à cette époque. Finalement, lors qu'Yvon Deschamps a fait don de ses archives personnelles à BAnQ, on y a trouvé un enregistrement audio datant du 20 juin 1968, le soir de la dernière représentation du spectacle au Quat'sous. Un autre enregistrement est aussi disponible. Il s'agit de la seconde version, baptisée « L'Osstidcho King Size », présenté à la Comédie-Canadienne (aujourd'hui le TNM), en septembre 1968.
Ces documents sonores, et de nombreuses autres archives photos et vidéos, sont désormais accessibles à tous le monde sur le site : www.banq.qc.ca/losstidcho .
![]() |
Emporté par la maladie Le comédien Luis de Cespedes n'est plus |
![]() |
Parc Jean-Drapeau Osheaga dévoile sa programmation |
![]() |
Destination Québec Affiches en vedette au Musée de la civilisation |
![]() |
Si tel est ton désir Lancement d'envergure pour Jean-Marc Couture |
![]() |
FrancoFolies de Montréal «25 ans, 25 artistes, 25 chansons» |
![]() |
Elle renonce à participer à C2-MTL Elle Macpherson victime d'«épuisement extrême» |