Selon Médiafilm

Rebelle et Roméo onze: les meilleurs films de 2012

Première publication 2 janvier 2013 à 22h10
<i>Rebelle</i> et <i>Roméo onze</i>: les meilleurs films de 2012
Crédit photo : gracieuseté Metropole Film Distribution
Rebelle, de Kim Nguyen
Par Cédric Bélanger | Agence QMI

Rebelle et Roméo onze sont les deux meilleurs longs-métrages de fiction québécois de 2012, selon l'agence Médiafilm.

Réalisés respectivement par Kim Nguyen (toujours en lice pour les nominations de l'Oscar du meilleur film en langue étrangère) et Ivan Grbovic, ce sont deux des quatre productions québécoises à avoir obtenu la cote de 3 (très bon) parmi les 40 films québécois à l'affiche en 2012.

Les documentaires Ma vie réelle, de Magnus Isacsson, et Over My Dead Body, de Brigitte Poupart, complètent le quatuor.

«C'est une année dans la moyenne si on compare à 2011, qui avait été exceptionnelle, puisque huit longs-métrages du Québec avaient obtenu la cote 3», a indiqué le rédacteur en chef de Médiafilm, Martin Bilodeau.

«Tout de même, 10% de films qui sont très bons, c'est bien. Les Américains atteignent à peine ça. Si on se compare, nous ne sommes pas plus mal qu'ailleurs», a-t-il ajouté.

Quatre films remarquables

En 2011, parmi les récipiendaires québécois de la cote 3, on retrouvait Monsieur Lazhar, de Philippe Falardeau, qui avait poursuivi sa route jusqu'à la cérémonie des Oscars. Le vendeur, de Sébastien Pilote, Nuit # 1, d'Anne Émond, et Marécages, de Guy Édoin, avaient aussi été qualifiés de très bons par Médiafilm.

Le dernier film québécois à recevoir la cote 2, attribuée à une œuvre remarquable, a été Incendies. La cote 2 a été remise, cette année, à quatre films: Le cheval de Turin, de Béla Tarr, Faust, d'Alexander Sokourov, Une séparation, d'Asghar Farhadi, et The Master, de Paul-Thomas Anderson.

Étrangement, malgré ses qualités artistiques évidentes, The Master, qui met en vedette Joaquim Phoenix et Philip Seymour Hoffman, a été boudé dans les différentes remises de prix tenues jusqu'à maintenant et on s'attend à ce qu'il soit ignoré à la cérémonie des Oscars.

«Les gens de la presse ont trouvé que c'était un film exceptionnel, mais le public ne l'a pas aimé. De plus, il est sorti en septembre et beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis. Je pense que le "timing" n'était pas bon. Ce film ne s'est pas laissé désirer assez longtemps», a indiqué Martin Bilodeau.

Films révisés

Par ailleurs, Médiafilm prévoit réviser les cotes attribuées aux quelque 1500 films québécois qui se trouvent dans la base de données de l'agence, a annoncé M. Bilodeau.

«Pourquoi? Parce qu'on estime que, d'un côté, la critique est parfois complaisante envers le cinéma québécois, a-t-il dit. D'un autre côté, je trouve que, dans l'histoire, certains films québécois méritent mieux que la cote qu'ils ont reçue. J'ai envie de voir si on a été justes et responsables envers ces films-là.»

 
 
 
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