Billy Talent au Centre Bell

L'adrénaline à l'état brut

Première publication 14 avril 2013 à 07h19
L'adrénaline à l'état brut
Crédit photo : Agence QMI
Par Fabien Boileau | Agence QMI

À l'antépénultième concert d'une série de 18 dates en 29 jours, on aurait pu s'attendre à un certain relâchement de la part du quatuor originaire de Mississauga, samedi soir, au Centre Bell, mais c'est bien connu, le rock a ses raisons que la raison ne connaît point.

Billy Talent et Sum 41 : la programmation était suffisamment alléchante pour attirer les amateurs de l'un qui ne l'étaient pas forcément de l'autre (et vice versa). Mais Sum 41 n'était pas. Victime de ses trop récurrents problèmes de dos, le chanteur Deryck Whibley a dû annuler jeudi dernier la participation du groupe au Dead Silence Tour, remplacé sur le pouce par Monster Truck.

C'est tout d'abord en duo que Ben Kowalewicz et Ian D'Sa ont fait leur apparition. Quelques notes de Lonely Road To Absolution joliment esquissées, juste avant que l'immense rideau noir se détache et laisse entrer le très volumineux Viking Death March. Rythmé par une caisse claire hyper active, le chanteur Ben Kowalewicz est très vite devenu intenable, martelant énergiquement du pied les pauvres retours de son, parcourant la salle de part en part comme un diable que l'on viendrait juste de libérer d'une trop longue détention.


(Photo Agence QMI)

Le genre d'entrée qui asseoit 20 ans d'existence et en laisse présager autant derrière. Un peu par mimétisme, et beaucoup par «énergies communicatives», la foule n'a pas attendu la fin du premier titre pour amorcer des mouvements discontinus.

Enchainant rapidement pour ne pas perdre les ondes ambiantes, le groupe a alimenté le feu avec Devil in a Midnight Mass, The Ex, Line & Sinker, et River Below. Posant la voix criée pour adopter le ton plus modéré du discours, Ben Kowalewicz a ensuite partagé avec le public sa joie d'être de retour à Montréal, s'excusant au passage de l'absence de Sum 41. Une intervention gentiment huée : «Je n'y suis pour rien! Je suis là moi!»

La voix et la gorge chauffées à point, le chanteur est monté d'un cran sur This Suffering, Stand Up and Run, Rusted from the Rain, explorant les fines frontières de l'aphonie sur Saint Veronika.

Un début de soirée «diesel»

Autre invitée du Dead Silence Tour, la power-pop de Hollerado n'a pas réussi à convaincre. Malgré une belle énergie, le groupe s'est quelque peu enlisé dans des interventions laborieuses et beaucoup trop nombreuses. Ponctuant chaque entre-morceau de blagues (en français), ou de mots aléatoires comme «pamplemousse» ou «Kavanagh».


(Photo Agence QMI)

Loin des scènes de liesse auxquelles nous aurions pu assister avec la présence de Sum 41, les (très) bien nommés Monster Truck ont été convaincants, surtout pour un remplacement au pied levé. Beaucoup plus «lourds» que leurs prédécesseurs scéniques, les quatre musiciens de Hamilton ont fait sonner des riffs extrêmement efficaces sur la voix follement puissante et tonitruante de Jon Harvey. Très bon choix de substitution certes, mais très bon choix quand même.

 
 
 
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