Film d'animation de Pierre Greco

Le Coq de St-Victor ouvre le FIFEM

Première publication 16 février 2014 à 19h12
<i>Le Coq de St-Victor</i> ouvre le FIFEM
Crédit photo : Agence QMI
Pierre Greco, le réalisateur
Par Fabien Boileau | Agence QMI

Le film d'animation de Pierre Greco Le Coq de St-Victor a été projeté dimanche en ouverture du 17e Festival international du film pour enfants de Montréal (FIFEM).

Entièrement créé au Québec avec un budget de 3 millions $, le long-métrage d'animation de Pierre Greco raconte l'histoire d'un village dont la quiétude est troublée par l'obstination de son coq à réveiller inlassablement les habitants à quatre heures du matin.

Le Coq de St-Victor est une adaptation du roman Le coq de San Vito, écrit par Johanne Mercier, la conjointe du réalisateur qui signe aussi la co-scénarisation du film.

L'équipe du film (Crédit photo: Agence QMI)

«Nous étions en voyage en Italie, et, une nuit, un coq n'a pas cessé de chanter, empêchant Johanne de dormir. Elle a passé sa nuit à imaginer cette histoire-là, a expliqué Pierre Greco. J'ai proposé le livre à Nancy (Florence Savard), et nous avons décidé d'en faire un film.»

Le cinéaste s'est inspiré des allures «pagnolesques» du roman et de la naïveté de ses personnages pour en faire une oeuvre «cartoonesque».

«Je voulais faire du Pagnol à la sauce Chuck Jones, a ajouté Pierre Greco. En matière d'adaptation il n'y a pas de dogme, nous avions une histoire originale, mais avec un deuxième acte très elliptique, il a donc fallu ajouter des scènes et des personnages, tout en restant le plus fidèle possible.»

De la naissance de l'idée à la première projection, sept années se sont écoulées, des délais auxquels la productrice Nancy Florence Savard est habituée après avoir consacré dix ans de sa vie à son dernier long métrage d'animation La légende de Sarila.

«J'ai agi en qualité de productrice sur Le Coq de St-Victor, mais je me suis aussi impliqué au niveau de la direction artistique à la demande de Pierre. Le film a demandé 104 semaines de production, le budget était très modeste, mais le pari consistait à faire une création 100 % québécoise», a-t-elle expliqué.

Mme Florence-Savard travaille par ailleurs sur Mission Katmandou, un film qu'elle co-réalisera avec Pierre Greco.

Des voix originales en français

En plus d'être le premier film d'animation entièrement développé au Québec, Le Coq de St-Victor utilise des voix originales en français, un défi pour les acteurs québécois qui se sont prêtés à l'exercice avec pour seule inspiration un dessin de leur personnage.

«J'adore doubler les films d'animation, je considère ça comme un cadeau, a déclaré Mariloup Wolfe qui campe le personnage de Marcelline. C'était plus abstrait cette fois-ci, car nous n'avions ni les dessins, ni les voix-guides en anglais, c'était de la création originale et j'ai trouvé ça plus difficile.»

Même chose pour Guy Jodoin, habitué lui aussi au doublage de films d'animation (Volt, Rio) et qui prête sa voix au maire énergique de St-Victor.

«On nous a offert la chance de donner nos voix, mais nous n'avions pas le dessin animé devant les yeux, juste une image, a déclaré le comédien. Je savais que le maire était un personnage qui aimait l'art oratoire, qu'il était un homme de lettres [...] qu'il était petit, alors j'ai simplement décidé de monter ma voix.»

La 17e édition du FIFEM, marrainé par Édith Cochrane, se tiendra du 1er au 9 mars 2014 et proposera plus de 100 films en provenance de 30 pays.

La programmation complète est disponible sur www.fifem.com

 
 
 
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