
![]() |
Le pétrole restera la source principale d'énergie mondiale d'ici 2035, selon les projections d'une étude de l'Agence internationale de l'énergie. Le Québec aurait donc avantage à se positionner comme producteur de pétrole.
C'est l'opinion de l'l'Institut économique de Montréal (IEDM). Même en exploitant un seul dixième des ressources pétrolières connues sur le territoire, l'IEDM estime que celles-ci valent la somme de 400 G$.
De plus, ajoute l'IEDM, l'industrie pétrolière au Québec profiterait aux travailleurs des régions concernées avec des emplois bien rémunérés et un taux de chômage plus faible.
«Un virage vert fortement subventionné coûte beaucoup d'argent aux citoyens. À l'opposé, un emploi bien rémunéré dans l'industrie pétrolière rapporte de l'argent au gouvernement», illustre Germain Belzile, dans une publication de l'IEDM dévoilée aujourd'hui.
Il cite en exemple qu'au Canada, les provinces les plus prospères sont celles où est concentrée la production de pétrole et de gaz naturel. En 2010, les trois provinces ayant le PIB par habi¬tant le plus élevé étaient l'Alberta à 70 826 $, la Saskatchewan à 60 877 $ et Terre-Neuve à 55 140 $. Pour la même année, le PIB par habitant du Québec n'était que de 40 395 $.
«L'exploitation pétrolière permettrait à la société québécoise d'être plus prospère», ajoute M. Belzile. Il ajoute : «Puisque nous avons besoin de pétrole et qu'il est probable que nous en aurons besoin pendant encore un bon moment. Ne va-t-il pas de soi qu'il est préférable de l'exploiter chez nous si nous en avons, au lieu de l'acheter à fort prix à l'étranger?»
Énergies vertes, plus tard
Quant à la transition vers d'autres sources d'énergie, le chercheur croit qu'elle se fera, mais à long terme. Car, pour être concurrentielles, les énergies vertes nécessitent des subventions, qui peuvent devenir énormes si l'on tente de remplacer une part importante des énergies fossiles. L'Espagne et l'Allemagne ont d'ailleurs récemment dû réduire fortement leurs subventions à la production d'énergie éolienne ou photovoltaïque, ce qui a conduit à la faillite de plusieurs entreprises dans le domaine.
Rappelons que de 1989 à 2009, la consommation de pétrole a augmenté de 4 % au Québec et sert principalement aux transports.
L'utilisation des produits pétroliers ne s'arrête cependant pas aux déplacements. Les combustibles fossiles produisent du mazout pour le chauffage, des fertilisants et des pesticides pour l'agriculture, des fibres synthétiques (nylon, polyester, acrylique) pour les vêtements, des plastiques, des solvants, des peintures et teintures, du caoutchouc synthétique, des détergents, des cosmétiques et des médicaments. «En fait, des produits largement utilisés dans notre vie quotidienne», rappelle le chercheur.
![]() |
Entrevue exclusive avec Jacques Parizeau Il espère voir la souveraineté se réaliser |
![]() |
Répit de courte durée L'essence passe de 1,09$ à 1,35$ |
![]() |
Jamais vu depuis 2006 De l'essence à 1,09$ |
![]() |
Fermeture d'Electrolux Québec investit 600 000$ |
![]() |
Brossard Le Quartier DIX30 est maintenant géré par Carbonleo |
![]() |
Entrevue exclusive avec Jacques Parizeau Le Québec «doit arrêter d'avoir peur» |