Vente de t-shirts en ligne

La grève étudiante propulse son entreprise

Première publication 26 juin 2012 à 16h32
La grève étudiante propulse son entreprise
Crédit photo : Agence QMI
Samuel Charrois a mis ses nouveaux t-shirts en ligne pour la première fois, le 28 mai.
Par Nathalie Vigneault | Agence QMI

Samuel Charrois, un ancien résidant de Saint-Jérôme, fait des affaires en or grâce à son entreprise de vente de t-shirts en ligne, proposant des dessins de la grève étudiante. Une partie des profits va à l'organisme Juripop.

Samuel Charrois a mis ses nouveaux t-shirts en ligne pour la première fois, le 28 mai, puis est allé se coucher. Le lendemain matin, 250 commandes lui avaient été passées. Sa page internet www.misterdressup.com a reçu au fil du temps 50 000 visites. Il a même réalisé quelques ventes outre-mer, notamment en Allemagne, en Suisse, en France et dans plusieurs autres provinces du Canada.

«[Près de] 95% de mes ventes sont tout de même réalisées à Montréal», a-t-il expliqué.

N'empêche, il y a un réel engouement pour ces t-shirts qui illustrent des images s'inspirant du conflit étudiant, sans être aussi explicites que les affiches qu'on pouvait y trouver. «C'est l'essence même de l'art graphique», a-t-il indiqué.

Régulièrement, ils croisent des gens qui portent ses chandails à Montréal, où il habite maintenant. «J'ai dû voir une bonne cinquantaine de personnes qui portaient un de mes t-shirts», a-t-il raconté.

Changement de carrière

Avant de créer des chandails, Samuel Charrois enseignait la musique à l'école primaire Saint-Julien de Lachute. Fabriquer des chandails était une activité qu'il pratiquait à temps perdu, mais il caressait le rêve d'avoir sa propre petite entreprise. Il a décidé de le faire en décembre.

Ensuite, il a remporté le concours de «Threadless» en collaboration avec la compagnie de vêtements GAP en février. Son œuvre s'est retrouvée sur les chandails de la marque GAP, distribuée en Amérique du Nord.

Aujourd'hui, il collabore avec des designers pour créer les dessins de ses chandails, dans le cadre de sa série spéciale «Révolution Érable», en hommage au conflit étudiant et au mouvement des casseroles.

Commerce local et social

Samuel Charrois est toujours à la recherche de dessinateurs talentueux, qui recevront 2$ par vente de chandail portant leur œuvre. Tous les chandails sont imprimés au Québec, a-t-il souligné. Il a d'ailleurs eu quelques soucis à l'approche du Grand Prix de Montréal parce que tous les imprimeurs étaient occupés.

Jusqu'au 1er juillet, les t-shirts sont vendus en promotion et les profits vont à l'organisme Juripop, un organisme sans but lucratif qui soutient l'accès à la justice pour tous et qui aide notamment les quatre fédérations étudiantes à contester la loi 78 devant les tribunaux.

«Sans faire la promotion du conflit, je m'inspire de la rue pour créer, tout en aidant une cause», a ajouté le jeune entrepreneur.

 
 
 
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