
![]() |
Le domaine de l'hébergement et de la restauration dans la province a donné un coup de barre au marché du travail en juin dernier, aidé par la faiblesse du tourisme et les manifestations qui ont paralysé la métropole. Les étudiants sont, ironiquement, les premiers à en ressentir les effets.
L'emploi dans l'hébergement et la restauration a chuté de 9,6% entre mai et juin dernier. Cela se traduit en une disparition de plus de 24 400 postes. C'est plus des deux tiers des emplois perdus au Québec dans le secteur des services le mois dernier.
Le recul est encore plus marqué si l'on remonte jusqu'à décembre 2011. Il faut alors parler de 28 700 emplois perdus, soit une baisse de 11,1%. C'est plus de 68% des emplois perdus.
«Le recul s'explique en bonne partie par la faiblesse de l'industrie touristique au Québec le mois dernier», estime Carlos Leitao, économiste en chef chez Valeurs mobilières Banque Laurentienne.
Dans la métropole, le manque à gagner du secteur hôtelier s'est élevé à environ 5,8 M$ en mai 2012 par rapport au même mois l'an dernier, selon des données de Tourisme Montréal. Le recul s'élève à environ 25 500 nuitées, tandis que le taux d'occupation des chambres a diminué de 7,41%.
Dans la Vieille Capitale, le mois de mai a été moins désastreux, raconte Daniel Gagnon, directeur de la mise en marché à l'Office du tourisme de Québec. Les restaurateurs y ont quand même goûté.
«Nos données nous indiquent que l'achalandage dans les restaurants était près de 3% plus bas qu'il ne l'était à la même période l'an dernier», illustre M. Gagnon.
Les manifestations étudiantes au centre-ville de Montréal ont aussi affecté négativement le secteur de la restauration, estime François Meunier, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales de l'Association des restaurateurs du Québec.
«Au début de l'été, plusieurs personnes ont évité de sortir à Montréal à cause des manifestations. Constatant que leur achalandage était en baisse, plusieurs restaurateurs ont donc repoussé l'embauche de travailleurs saisonniers», observe M. Meunier.
Durant l'été, les étudiants travaillent traditionnellement beaucoup dans le domaine du tourisme et de l'hébergement. Le recul de l'emploi dans ce secteur les a donc lourdement affectés.
En juin 2012, le taux de chômage des étudiants québécois s'élevait à 14%. Cette année, la mesure affiche plutôt 16,5%. Et ils ne sont possiblement pas au bout de leurs peines, même si le conflit portant sur les frais de scolarité s'est pacifié.
Les restaurateurs pourraient recommencer à embaucher des étudiants pour combler la demande pour le reste de l'été.
«Mais cette année, la session débute en août. Certaines entreprises voudront éviter d'embaucher des étudiants et de les former pour rien. Si elles ont des besoins à combler, elles pourraient se tourner vers des candidats potentiels qui ne sont pas aux études», explique M. Meunier.
![]() |
Laval Valeant inaugure son siège social international |
![]() |
C2-MTL Propulser les entreprises d'ici |
![]() |
Banque du Canada Mark Carney lance un dernier avertissement |
![]() |
Projet d'ici 2015 Un centre des congrès au Quartier DIX30? |
![]() |
Investissements à l'étranger L'Irlande prisée par Apple et les sociétés canadiennes |
![]() |
Forêt boréale canadienne Résolu et les groupes environnementaux en guerre |