Hilton, Delta et PUR

Trois hôtels de Québec en grève

Première publication 2 septembre 2012 à 14h39
Mise à jour : 3 septembre 2012 à 07h21
Trois hôtels de Québec en grève
Crédit photo : Agence QMI
Par Jean-Nicolas Blanchet | Agence QMI

Les employés des hôtels Hilton, Delta et PUR se sont regroupés, dimanche, devant chaque établissement, de 7 h à 17 h. Les salariés affiliés à la CSN utilisaient ainsi une partie de la banque de 48 heures «dont ils disposent afin de réclamer une accélération des pourparlers pour renouveler leur convention collective».

La CSN a déjà fait savoir qu'elle pouvait lancer, à partir du 9 septembre, une grève générale de 24 heures pour 33 des 35 hôtels de la province qui n'ont pas encore renouvelé leur convention collective échue durant l'été.

Après cette date, le porte-parole de la CSN, secteur de l'hôtellerie Fédération du commerce, Michel Valiquette, a mentionné que la grève générale illimitée n'était pas exclue des stratégies.

Peu de progrès

Bien que les discussions se poursuivaient avec l'employeur, M. Valiquette a expliqué que la négociation n'avançait pas suffisamment et que les syndiqués n'accepteraient pas de recul sur leurs conditions de travail.

«Le ton est bon dans les négociations, mais ça ne veut pas dire que ça progresse. Je préfère qu'on se crie après et que ça avance plus», a-t-il souligné. Les travailleurs demandent les mêmes conditions que les deux hôtels sur les 35 qui ont été en mesure de s'entendre avec l'employeur.

Dans un document remis aux syndiqués, le comité de négo précisait, avec dérision, que le seul gain fait à la table des négociations, après dix rencontres, a été de convaincre l'employeur à augmenter l'allocation de souliers à plus de 2,00 $ aux deux ans.

Autres conflits

Des conflits de travail sévissaient également depuis plusieurs semaines dans la région de Montréal. Trente-cinq syndicats et plus de 5 000 travailleurs du secteur de l'hôtellerie étaient impliqués dans cette ronde de négociation.

La Manoir du lac Delage, l'hôtel Classique et le Clarendon faisaient aussi partie de cette négociation.

Légers inconvénients

De leur côté, les clients rencontrés par le Journal n'ont pas été frustrés de cette situation. Toutefois, ils ont dû faire face à quelques inconvénients.

«Nous voulions déjeuner à l'hôtel hier [dimanche] matin, mais avec le bruit et les gens dehors, nous avons décidé d'aller manger ailleurs. C'était un peu intimidant aux abords de la bâtisse», a déploré une dame de Gatineau.

«La piscine était fermée, c'est plate. Avoir su, je serais allé ailleurs pour soutenir les employés dans cette grève-là», a souligné Daniel Murphy, un homme de Saint-Jean-sur Richelieu.

Quant à Martin Leblanc, de Gatineau, tout comme un groupe de Sorel-Tracy, ils ont été dérangés par le vacarme des employés à l'extérieur de l'hôtel. De plus, leurs chambres n'étaient pas prêtes à leur arrivée.

Par ailleurs, les clients de l'hôtel Hilton et Delta ont reçu une note indiquant que certains services ne seraient pas offerts en raison du conflit de travail qui sévissait.

Avec la collaboration de Louis-Antoine Lemire


 
 
 
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