Le CPQ demande de rassurer les investisseurs

Première publication 5 septembre 2012 à 07h33
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Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) s'inquiète de certaines propositions du programme du nouveau gouvernement du Parti Québecois. Il demande à la première ministre Pauline Marois de rassurer rapidement la communauté des affaires «pour éviter un ralentissement potentiel des investisseurs privés».

Le président du CPQ, Yves-Thomas Dorval, s'inquiète tout particulièrement des changements proposés à la Charte de la langue française et aux lois du travail avec, entre autres, un renforcement éventuel des dispositions anti-briseurs de grève, «ce à quoi les employeurs s'opposeraient vigoureusement».

Sur le plan des finances publiques, M. Dorval affirme que le Québec ne dispose pas de la marge de manœuvre financière nécessaire pour «payer toutes les dépenses associées aux différentes promesses électorales».

Parmi ces promesses, le CPQ souligne l'annulation de l'augmentation prévue des droits de scolarité universitaire et des tarifs d'électricité, ainsi que l'abolition de la contribution santé.

«Une fiscalité accrue imposée à ceux qui génèrent le plus de richesse - que ce soit les contribuables plus aisés ou les entreprises - constitue également un risque réel de ralentissement de l'investissement, en particulier en ce qui concerne les changements envisagés aux redevances sur les ressources naturelles», dit M. Dorval.

«Avec une dette publique très importante et dans une situation économique mondiale extrêmement préoccupante, il va de soi que le Québec n'a certes pas les moyens de se priver de quelque investissement que ce soit et, ainsi, prendre du recul par rapport aux économies concurrentes», ajoute le président du CPQ, qui réclame que le gouvernement revoit plusieurs de ses propositions et les soumette à une analyse afin d'en mesurer les impacts.

 
 
 
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