Sherbrooke

Métrolitho ferme ses portes

Première publication 5 septembre 2012 à 17h16
Métrolitho ferme ses portes
Crédit photo : Agence QMI
Par Éliane Thibault | Agence QMI

L'usine de production Métrolitho de Sherbrooke va fermer ses portes en novembre prochain et près d'une centaine d'employés vont perdre leur emploi.

«Les activités de l'usine de production Métrolitho Sherbrooke, acquise récemment, seront consolidées à l'usine de production de Montmagny et dans les bureaux de la filiale de Marquis à Sherbrooke, soit chez Infoscan», peut-on lire dans un communiqué de la compagnie Marquis Imprimeurs.

L'entreprise avait acquis en juillet dernier les actifs de Transcontinental Métrolitho. Les activités seront donc transférées à l'usine de Montmagny. À ce sujet, une trentaine d'employés se sont fait offrir un transfert vers cette région.

«On doit consolider Montmagny et Sherbrooke, a expliqué le président de Marquis Imprimeurs, Serge Loubier. On va rapatrier à Montmagny; le siège social est là depuis 1937.»

Alors que certains pourraient croire en une stratégie pour éliminer la concurrence, Serge Loubier a précisé qu'au moment de l'achat, Marquis Imprimeurs n'a pu avoir accès à la liste des clients américains.

Le faible carnet de commandes en provenance des États-Unis et le manque de temps pour développer ce marché auraient donc poussé l'entreprise à prendre cette décision.

«On a deux usines très similaires au niveau des équipements: celle de Montmagny et celle de Sherbrooke, a-t-il ajouté. Voilà pourquoi on en arrive à cette décision. On ne pensait pas être en mesure de rentabiliser l'usine de Sherbrooke au cours de la prochaine année et demie.»

«La qualité du travail de nos employés de Sherbrooke n'est nullement mise en cause», a fait savoir la compagnie.

Difficile pour l'imprimerie

L'arrivée de l'internet et l'accès facile aux ordinateurs ont réduit considérablement la consommation de papier et l'arrivée des tablettes numériques a contribué à une diminution des demandes pour l'usine sherbrookoise, qui imprimait des livres.

«Le marché diminue, a mentionné Serge Loubier. Lié aux tablettes numériques et lié à l'économie des États-Unis, ça donne une offre plus forte que la demande.»

 
 
 
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