Hausse du prix de l'essence

Le carburant gruge le budget des consommateurs

Première publication 12 septembre 2012 à 14h41
Le carburant gruge le budget des consommateurs
Crédit photo : Agence QMI
Par Carl Renaud | Argent

L'achat de carburant accapare une part croissante du budget des ménages québécois depuis quelques années, en raison de la hausse du prix du litre et des taxes facturées aux automobilistes.

Depuis juin, le prix de l'essence a grimpé de 0,24$ à la pompe pour atteindre 1,53$ le litre dans la région de Montréal, mardi en fin de journée. Il s'agit d'un bond de plus de 18% en seulement quelques mois.

«Il est évident que des augmentations comme celle-là ont un impact. Surtout pour ceux qui utilisent beaucoup leur voiture», a commenté Sylvie De Bellefeuille, avocate et conseillère budgétaire chez Option consommateur.

La progression du prix de l'essence observée au cours de l'été a accru les dépenses des automobilistes de quelques dizaines de dollars par mois selon le véhicule utilisé.

Pour le conducteur d'une Honda Civic, qui habite Blainville dans la couronne nord de Montréal et qui parcourt 1376 km par mois pour venir travailler au centre-ville, la hausse a généré une dépense supplémentaire d'au moins 23,78$.

Pour le propriétaire d'un Buick Regal, la facture de carburant a grimpé d'au moins 35,34$ alors que pour celui qui possède un Ford Escape, la note a bondi de 33,02$. Sur une base annuelle, les hausses précédentes varient d'un peu plus de 285$ à près de 400$.

«Les gens devrait revoir l'utilisation qu'ils font de leur auto. Envisager le covoiturage ou le transport en commun», a ajouté Mme de Bellefeuille.

Les ventes de VUS en hausse

Ironiquement, la progression du coût de l'essence n'a pas eu d'impact négatif sur l'affection que les Québécois vouent aux véhicules utilitaires sport (VUS). Les ventes de ces bolides, traditionnellement plus énergivores, ont progressé de près de 51% de 2007 à 2011 dans la province, soit avant la crise financière de 2008 et la récession de 2009.

Au cours de la période, la part de marché des VUS par rapport à l'ensemble des ventes automobile est passée de 18,1% à 27,3%.

«Oui les ventes ont augmenté mais se sont souvent les ventes de VUS de taille compacte qui ont progressé. Ces voitures sont souvent animées par des moteurs quatre cylindres qui sont les moins énergivores», a exprimé le chroniqueur automobile Gabriel Gélinas.

Acheter la bonne voiture

Les automobilistes peuvent réduire l'impact des fluctuations du prix de l'essence sur leur budget en se procurant un véhicule qui consomme peu de carburant. «Plus un véhicule est petit et léger, moins il compte de cylindre, meilleure va être sa consommation», a expliqué Gabriel Gélinas.

 
 
 
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