Fermeture de Gentilly-2

Bécancour n'abandonne pas

Première publication 4 octobre 2012 à 12h42
Mise à jour : 4 octobre 2012 à 18h46
TVA Nouvelles

La déception et la frustration se font sentir au lendemain de l'annonce de la fermeture définitive de la centrale nucléaire Gentilly-2 dans le Centre-du-Québec, mais les Bécancourois comptent se battre afin que le gouvernement Marois recule.

Les citoyens et les élus tiennent obstinément à sauvegarder les quelque 800 emplois que génère la centrale.

Réunis à l'hôtel de ville de Bécancour, des élus et des gens d'affaires ont discuté de stratégies et rencontré des ingénieurs, car ils souhaitent contester les estimations d'Hydro-Québec qui avance que procéder à la réfection de Gentilly-2 coûtera 4,3 milliards alors que son déclassement se chiffre à 1,8 milliard.

Tous réclament une rencontre avec la première ministre Pauline Marois et la nouvelle ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet afin d'avoir des explications et surtout des réponses à leurs questions.

(Photo Agence QMI)

«Pourquoi ces gens-là ne veulent pas venir nous voir? On croit qu'ils ont des choses à cacher», a déclaré Jean-Denis Girard, président de la Chambre de commerce du Cœur du Québec à TVA Nouvelles.

«Les employés de la centrale ne savent pas ce qui va se passer avec eux. Ils me disent: “J'ai une famille, des enfants, une hypothèque, il se passe quoi avec moi le 28 décembre? J'apprends la nouvelle par les médias”», ajoute M. Girard.

Commission parlementaire exigée

Les élus du coin, pour leur part, réitèrent leur demande d'une commission parlementaire qui porterait sur les travaux de la réfection de la centrale. Entre autres arguments, les maires rappellent que Pauline Marois avait elle-même exigé une commission de ce genre alors qu'elle était chef de l'opposition.

«On demande à Mme Marois d'être cohérente avec sa demande de commission parlementaire qu'elle a déjà faite, c'est la première chose», a répété Gaétane Désilets, mairesse de Bécancour.

Le maire de Trois-Rivières Yves Lévesque estime qu'il n'en tient qu'à la première ministre de dénouer l'impasse actuelle. «Aujourd'hui, elle a le volant», a-t-il indiqué, ajoutant que si elle est «conséquente», «on n'aura pas à se chicaner longtemps».

L'arrêt de la production d'électricité à Gentilly-2 est prévue pour la fin décembre. Le nombre d'employés à la centrale passera de 500 en 2013 à une soixantaine en 2019. Et il faudra 50 ans pour procéder à son démantèlement complet.

En vidéo

 
 
 
Accueil | Actualité | International | Sport | Argent | Vidéo
Questions, réactions ou problèmes techniques ? Contactez-nous.