À travers le monde

La filière nucléaire intéresse les Desmarais

Première publication 6 octobre 2012 à 08h53
La filière nucléaire intéresse les Desmarais
Par Hugo Legris-Tremblay | Agence QMI

Au moment où Hydro-Québec se retire du nucléaire, la famille Desmarais y trouve un filon financier lucratif en Europe et ailleurs.

La famille Desmarais a acquis des participations dans des entreprises dans le secteur de l'énergie comme Total et GDF Suez conjointement avec Albert Frère, un milliardaire belge.

Ces investissements ont été faits par l'entremise du Groupe Bruxelles Lambert (GBL), une société à portefeuille cotée sur le principal indice boursier en France (CAC40). GBL détient 5,2% de GDF Suez, ce qui correspond à une valeur boursière supérieure à 2 milliards d'euros.
GDF Suez, avec un chiffre d'affaires de 91 millions d'euros, a des projets dans le nucléaire, du Brésil à l'Angleterre. Il y a présentement 4000 employés pour ses activités nucléaires. Elle prévoit engager 1000 autres personnes d'ici 2016 pour ses projets nucléaires à l'extérieur de l'Europe.

L'entreprise, qui exploite présentement sept réacteurs nucléaires en Belgique par l'entremise de sa filiale Electrabel, est un acteur majeur de l'industrie nucléaire en Europe. Près de 5% de l'électricité produite par le groupe GDF Suez provient du nucléaire. Cette production représente environ 8,5% du bénéfice brut d'exploitation de l'entreprise en 2011.

L'Europe a aussi son «Gentilly»

Gentilly-2 n'est pas la seule centrale nucléaire à susciter des débats politiques. L'agence de contrôle nucléaire belge (ACNB) a inspecté d'urgence le réacteur numéro 3 de la centrale de Doel de GDF Suez, où quatre réacteurs sont érigés, suite à des fissures potentielles.
Selon le journal européen Les Échos, «ces événements sèment le doute sur le projet de la Belgique de le maintenir en activité jusqu'en 2022».

Le gouvernement belge a déjà affirmé son intention de se retirer progressivement du nucléaire en fermant les deux premiers réacteurs de la centrale en 2015.

Une étude sur le nucléaire effectuée par la Commission européenne estime que des investissements allant de 10 à 25 milliards d'euros sont nécessaires pour assurer la sécurité à long terme des zones limitrophes aux centrales nucléaires sur le vieux continent. De quoi semer un doute sur la pertinence d'opter pour cette option énergétique lorsque plusieurs alternatives dites plus «socialement responsables» sont possibles.

 
 
 
Accueil | Actualité | International | Sport | Argent | Vidéo
Questions, réactions ou problèmes techniques ? Contactez-nous.