Saint-Simon-de-Bagot

Marche funèbre en souvenir d'Olymel

Première publication 14 octobre 2012 à 16h33
Mise à jour : 14 octobre 2012 à 17h01
Par Bruno Beauregard | Agence QMI

Plus de 300 personnes ont marché dimanche matin à Saint-Simon-de-Bagot, en Montérégie, pour souligner le cinquième anniversaire de la fermeture de l'usine Olymel.

D'anciens travailleurs ont porté symboliquement dix tombes afin de représenter leurs dix camarades de travail décédés depuis la fermeture de l'usine.

La petite municipalité se remet péniblement de la fermeture d'Olymel, l'employeur principal du village de 1273 habitants.

Michel Daigle (Crédit photo: Bruno Beauregard, Agence QMI)

Le 20 avril 2007, près de 400 travailleurs se sont retrouvés sans travail lorsque l'entreprise a décidé de fermer son usine de découpe et de désossage de porcs à la suite de la transformation du marché et du manque de matière première.

«On a toujours espoir, il ne faut jamais perdre espoir», a souligné Pierre Flibotte, qui a été employé de l'usine pendant 34 ans.

L'usine de Saint-Simon a déjà employé jusqu'à 880 employés et fonctionnait sur trois quarts de travail.

«C'est important de démontrer que la solidarité est toujours présente, même après cinq ans. J'espère que notre patron va s'en rendre compte et qu'il va agir en conséquence pour essayer de trouver un règlement satisfaisant», a déclaré Michel Daigle, président du syndicat des travailleurs d'Olympia (CSN).

(Crédit photo: Bruno Beauregard, Agence QMI)

Le village de Saint-Simon-de-Bagot a énormément changé depuis ce temps. Desjardins a fermé ses installations qui abritent maintenant un centre de la petite enfance, le restaurant en face de l'usine a été transformé en immeuble à logements et plusieurs citoyens ont décidé de déménager. À ce jour, plus de 90 % des anciens travailleurs de l'usine ont maintenant trouvé un nouvel emploi.

«[...] Après 5ans, nous ne sommes pas encore morts et on va y aller jusqu'au bout. Le monde est vieillissant, mais j'ai toujours pensé que Saint-Simon va rouvrir un jour, on se bat pour notre prochaine génération», a dit un ancien journalier, Marcel Joyal qui a travaillé pendant 27 ans dans cette usine.

Lock-out ou fermeture définitive de la part de l'entreprise? Le syndicat souhaite que le dossier se règle.

«Il faut trouver une solution dans ce conflit qui perdure, c'est l'entreprise qui a décrété un lock-out le 17 octobre 2007», a lancé Jean Lacharité, vice-président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Du côté de l'entreprise, son porte-parole, Richard Vigneault, s'est refusé à tout commentaire.

L'entreprise avait proposé à l'été 2011 de rouvrir sous une nouvelle forme ses installations, mais selon le syndicat, il manquait plusieurs éléments, ce qui a forcé les membres à voter contre le projet proposé et ainsi, débuter des négociations avec l'employeur.

 
 
 
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