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L'entreprise Transport CJFS de Malartic a pris l'initiative de stationner ses camions de part et d'autre de la route 117 à l'entrée de la ville pour attirer l'attention sur l'arrêt des travaux dans la fosse de la mine Canadian Malartic.
Cet arrêt des travaux est causé par le refus du ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs d'accorder à la minière l'autorisation d'effectuer son sautage exceptionnel.
Transport CJFS, un des sous-traitants en transport de minerai, de mort-terrain et autres machineries, a initié le mouvement de protestation pacifique.
«Dimanche, j'ai demandé la permission à Osisko d'aller stationner au bord de la route 117 sur un de leur terrain nos camions qui étaient immobilisés dans la fosse a indiqué Michel Forcier, propriétaire de Transport CJFS. Ils m'ont dit qu'il n'y avait pas de problème, tant qu'on ne faisait rien d'illégal.»
Depuis, d'autres sous-traitants, comme Fournier et Fils, ont joint le mouvement. Des affiches portant des messages soulignant les impacts de l'arrêt des travaux dans la fosse de la Canadian Malartic ont été installées sur certains véhicules. Certains automobilistes klaxonnent pour démontrer leur appui aux travailleurs, d'autres ralentissent, viennent prendre des photos, tandis que la plupart passent leur chemin comme si de rien n'était.
Présentement, Transport CJFS se retrouve avec 80 employés à charge, puisque toute l'équipe était mobilisée par le contrat avec Osisko, à l'exception des employés de bureau.
«Je fais tout pour leur trouver du travail à faire. Entretien, ménage, poser du revêtement extérieur, n'importe quoi pour ne pas les mettre en arrêt de travail», a indiqué M. Forcier. Mais, si ça continue encore quelques semaines, je n'aurai pas le choix, parce qu'il n'y a plus de revenu qui rentre. J'ai une mère célibataire qui travaille pour moi. Je vais tout faire pour la garder, pour lui éviter de se retrouver sur le chômage et qu'elle doive prendre du retard dans ses paiements.»
Sur les lieux, un représentant d'Hydraulique Nord-Ouest de Val-d'Or a accepté de témoigner de façon anonyme des impacts que pourrait avoir l'arrêt des opérations sur l'entreprise pour laquelle il travaille.
«Les camions qui sont arrêtés, c'est sûr qu'il n'y aura pas de réparations à faire dessus, ils ne s'usent pas pendant qu'ils sont arrêtés, a-t-il dit. Pour nous, on fournit des pièces en hydraulique, des systèmes d'autograissage, ce genre d'outillage. L'impact est peut-être mineur pour l'instant, comme on ne sait pas combien de temps ça pourrait durer, mais à long terme, on ne sait pas ce que ça pourrait représenter.»
Selon ce qu'a indiqué le propriétaire de Transport CJFS, le sautage est prêt à être effectué. Les explosifs seraient déjà en place.
«On est tous prêts, a indiqué M. Forcier. Il ne manque plus que la permission du gouvernement. J'ai mis du sable par-dessus les charges pour étouffer le bruit. Mais là, avec la pluie, ça risque de laver les explosifs et on risque d'avoir des problèmes après.»
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