Pierre Karl Péladeau

L'entreprise doit aussi être au service de la culture

Première publication 16 novembre 2012 à 13h00
L'entreprise doit aussi être au service de la culture
Crédit photo : Agence QMI
Par Nicolas Weinberg | Agence QMI

C'est en tenant compte de tous les acteurs de la société, et pas uniquement des actionnaires, que l'entreprise pourra jouer un nouveau rôle dans le domaine culturel. Voilà la vision que Pierre Karl Péladeau a livrée lors de son intervention vendredi au Forum d'Avignon, dans le sud de la France.

Le président et chef de la direction de Québecor intervenait dans le cadre du débat «La force de la diversité culturelle» auquel environ 400 personnes, essentiellement des Européens, assistaient dans la salle du conclave au Palais des papes d'Avignon.

Sur le Vieux Continent, et notamment en France, le rapprochement entre culture et entreprise est une notion qui suscite souvent de l'appréhension. Le modèle de coopération proposé de M. Péladeau a donc suscité l'intérêt et la curiosité de l'assistance. «L'entreprise est aussi redevable aux citoyens, à la collectivité, à la société civile, à la communauté artistique et culturelle», a insisté le patron de Québecor.

En faisant à l'auditoire un résumé de l'histoire du Québec et en évoquant la «lutte permanente» pour la défense et la préservation de la langue française, Pierre Karl Péladeau a aussi rappelé que la diversité culturelle, thème central du débat, aurait bien du mal à exister sans la diversité du langage.

Le problème du «rouleau compresseur anglo-saxon» évoqué par M. Péladeau a d'ailleurs trouvé écho auprès des participants et du public qui ont, eux aussi, admis que contenir l'hégémonie culturelle américaine est toujours d'actualité pour la préservation de cette diversité.

Il a également été question des rapports entretenus entre ce que certains intervenants ont appelé la «culture cultivée» (poésie, littérature, musique classique, etc.) et la culture populaire. De l'avis de M. Péladeau, l'une n'exclut pas l'autre, bien au contraire. La pérennité économique acquise grâce au succès de la culture populaire permet ainsi de financer des productions non rentables, mais qui sont «essentielles» pour maintenir la culture québécoise, a expliqué Pierre Karl Péladeau.

 
 
 
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