Fermeture à Lachute

Le syndicat réclame de Cascades de meilleures conditions de licenciement

Première publication 21 janvier 2013 à 16h44
Le syndicat réclame de Cascades de meilleures conditions de licenciement
Crédit photo : Agence QMI
À droite, deux représentants du syndicat de l’usine de carton plat de Cascades à Lachute, Daniel Brisebois et Daniel Lapierre. À gauche, trois travailleurs à quelques mois de la retraite, pour lesquels le syndicat réclame l’admissibilité au fonds de pension.
Par Henri Prévost | Agence QMI
À deux mois de la fermeture prévue de l'usine de carton plat de Cascades à Lachute, le syndicat de l'entreprise réclame de meilleures conditions de départ pour les 155 travailleurs qui seront licenciés.

En annonçant à l'avance cette fermeture en septembre dernier, Cascades avait indiqué qu'une soixantaine d'entre eux se verraient offrir un poste dans d'autres installations de l'entreprise.

Selon le syndicat, c'est à Montréal que ces 54 travailleurs auront la possibilité de trouver un nouvel emploi. «Et cela, sans que leur fonds de pension suive», a affirmé le président, Daniel Brisebois.

Celui-ci se demande d'ailleurs si ce fonds de retraite, «qui aurait été mal géré et coûte trop cher», ne serait pas la véritable cause de cette fermeture.

Il faut dire que la perte de leur emploi est d'autant plus frustrante pour ces travailleurs que Cascades a simultanément annoncé des investissements de 22 millions $ dans quatre autres usines de la même division (Norampac), à Montréal, en Ontario et au Manitoba.

«Pourquoi ne pas avoir investi ici à Lachute», a demandé M. Brisebois, assurant qu'un haut dirigeant de Cascades avait pourtant promis de moderniser les installations lachutoises. D'autant plus que la construction de cette usine en bordure de l'autoroute 50 remonte à moins de 25 ans et qu'elle a déjà été modernisée en 2006.

«Est-ce une bonne façon de remercier la communauté de Lachute, qui leur avait donné un congé de taxes pendant dix ans», a souligné le président syndical, en présence du maire Daniel Mayer, des représentants des députés et du Centre local de développement.

Si la compagnie a soutenu avoir pris les mesures nécessaires pour offrir un «soutien approprié» aux employés, le syndicat, affilié aux Teamsters, souhaite que plus d'efforts soient consentis pour replacer les travailleurs dans les installations environnantes de Cascades, notamment à Saint-Jérôme où la compagnie exploite deux usines de papier fin.

On réclame aussi le maintien du fonds de pension actuel pour les employés déplacés. Une autre revendication concerne trois travailleurs de 54 ans qui arrivaient à l'âge de la retraite et pour lesquels le syndicat demande l'admissibilité au fonds de pension.

«Je veux bien croire que tout cela est légal, que Cascades a respecté les lois et qu'un comité de reclassement a été mis sur pied, mais ça fait chier en maudit pareil», a ajouté Daniel Brisebois.

 
 
 
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