Menace de grève à l'horizon

Sépaq : négociations de la dernière chance

Première publication 23 septembre 2013 à 12h03
Sépaq : négociations de la dernière chance
Crédit photo : Gracieuseté
Une grève en pleine saison de la chasse dans les Sépaq aurait un grand impact
Par Laura-Jessica Boudreault | Agence QMI

Le syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) procédera, dans les prochains jours, à une dernière offensive en retournant à la table des négociations avec les dirigeants de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq). Une grève pourrait s'en suivre.

En effet, après cette rencontre, si la Sépaq ne répond pas à leurs exigences, les 2300 employés débrayeront. «Je crois qu'une entente est encore possible puisque les dernières offres de la partie patronale ont beaucoup évolué depuis le début des négociations. Par contre, si l'employeur n'offre pas ce que nous voulons lors de la prochaine négociation, nous utiliserons le mandat de grève que nous avons obtenu en avril dernier», a souligné Maryse Rousseau, responsable de la négociation et vice-présidente de la SFPQ.

Au début du mois de septembre, une deuxième entente de principe a été rejetée par les employés. «La plupart des points de litige étaient comblés dans cette entente, au contraire de celle du mois de juin, mais les offres monétaires n'étaient pas suffisantes. C'est pour cette raison que l'entente a, encore une fois, été rejetée», a-t-elle ajouté.

 La responsable des communications pour le secteur faunique de la Sépaq, Élaine Ayotte, croit que la prochaine rencontre sera la bonne «Nous sommes prêts à nous rasseoir avec le syndicat. On n'est pas loin de trouver une solution, de s'entendre».

Les principales demandes des employés concernent les salaires, l'assurance collective, les heures de travail et le cheminement de carrière.

Grève

S'il le faut, le syndicat souhaite déclencher une grève pendant la saison de chasse afin d'avoir un plus grand impact. «Ça fait partie de la "game", mais on est loin de là. Je ne veux même pas imaginer un plan d'action en cas de grève», a expliqué Élaine Ayotte.

Maryse Rousseau insiste, pour sa part, sur le sérieux de la démarche des employés.
«Les membres sont prêts, les dirigeants de la Sépaq devront gérer leurs problèmes et assumer les conséquences d'une grève».

«Nous ne craignons pas une grève de la Sépaq puisque nous avons un droit de passage sur les sentiers et personne ne peut nous l'enlever. Les seuls motoneigistes qui seraient pénalisés sont ceux qui ont loué des chalets qui appartiennent à la Sépaq», a conclu Bertrand Grondin, le représentant de la région au sein du conseil d'administration de la FCMQ.
 
 
 
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