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Marie-Jeanne Bédard, 55 ans, a été condamnée à une peine de deux ans moins un jour à purger dans la collectivité, assortie d'une probation de deux ans. Elle devra également payer les frais de la thérapie qu'a dû subir son fils, environ 3500 $.
En 1993, après avoir rompu avec son conjoint, Marie-Jeanne Bédard a jeté son dévolu sur son fils de 13 ans, Christian Houle, qu'elle a sexuellement agressé durant environ un an.
Maintenant âgé de 29 ans, Christian Houle a demandé qu'on lève l'interdit de publication sur son identité. Pour qu'on sache, dit-il, qu'il n'y a pas que les hommes qui peuvent devenir des agresseurs sexuels, pour se libérer de son secret et pour qu'on sache ce que sa mère lui a fait subir.
La Couronne, qui avait réclamé une peine d'emprisonnement de 15 à 24 mois, est déçue de la décision du juge Jogues Lavoie, d'autant que Marie-Jeanne Bédard n'a jamais reconnu les faits. Il n'est pas impossible que la sentence soit portée en appel.
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