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Les éléments commencent à s’assembler dans le dossier de la disparition de Hugo Pereira et de Vincent Lamoureux à Montréal. Certains indices laissent maintenant croire que les deux jeunes hommes auraient pu être victimes d’un accident dans lequel la vitesse pourrait avoir joué un rôle.
À l’entrée du pont Viau, en direction de Montréal, une partie de la barrière métallique délimitant la chaussée du trottoir est sectionnée. Au même endroit, une rampe de béton est endommagée et on y voit une longue trace de peinture noire, la même couleur que la voiture conduite par Hugo Pereira. Des traces de pneus sur la chaussée mènent également jusqu’à l’eau.
La voiture dans laquelle prenaient place Hugo Pereira et Vincent Lamoureux pourrait donc avoir plongé dans la rivière des Prairies, alors qu’ils se rendaient à Laval. Hier, les plongeurs du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont entrepris des fouilles après la découverte de débris d’une Acura sur la rive. Il semble que, quelques instants avant la tombée de la nuit, les policiers auraient décelé la présence d’une masse sous l’eau. Les recherches ont repris ce matin pour tenter de retrouver la carcasse de la voiture.
L’expert en reconstitution d’accident Pierre Bellemare croit que l’ensemble des indices recueillis jusqu’à maintenant permettra de retrouver le véhicule sous peu. «Ce qu’il reste à trouver, c’est de combien de mètres le véhicule a pu se déplacer, parce que la résistance de l’eau l’a certainement transporté sur une certaine distance. […] Les plongeurs vont se donner un certain périmètre et je pense que c’est une question de temps avant que l’on retrouve le véhicule», a-t-il déclaré en entrevue sur les ondes de LCN.
Pour valider la thèse d’un excès de vitesse, les policiers vont chercher des indices leur permettant de conclure que le véhicule a dérapé ou perdu le contrôle, ajoute Pierre Bellemare. Selon lui, le chiffre de 180 km/h avancé dans les médias est plausible, puisque la voiture Acura est techniquement capable de rouler à de grandes vitesses.
Les deux jeunes hommes n’ont donné aucune nouvelle depuis la nuit du 3 février dernier, alors qu’ils quittaient le bar Le Diable Vert, à Montréal. À ce moment, Hugo Pereira a écrit un message texte à une de ses amies. Il s’agit de la dernière trace laissée par les deux disparus. Compte tenu de la complexité du cas, l’enquête a été confiée à l’escouade des crimes majeurs du SPVM en début de semaine.
Les proches multiplient leurs actions
Pendant ce temps, les proches des deux jeunes hommes ont multiplié leurs actions au cours des dernières heures. Des tracts ont été distribués dans le métro hier et de nombreuses affiches ont été placardées un peu partout dans les stations. Des proches se sont aussi rendus au Diable Vert, hier soir, dans le but de rencontrer des clients qui auraient pu y être la semaine dernière.
Depuis leur disparition, les familles de Hugo Pereira et de Vincent Lamoureux n’ont jamais trouvé d’explication logique à cette affaire. Elles ont toujours rejeté du revers de la main la thèse d’une disparition volontaire. Les familles ont d’ailleurs lancé un appel à la population, lui demandant de ratisser des terrains vagues et d’autres lieux où les jeunes hommes auraient pu se trouver.
(TVA Nouvelles)
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