Chanceux malgré tout

Son avion s'écrase à l'atterrissage

Première publication 31 août 2010 à 06h46
Mise à jour : 31 août 2010 à 13h45
Son avion s'écrase à l'atterrissage
Crédit photo : TVA Nouvelles
Par TVA Nouvelles
Lorenzo Morissette est un homme chanceux. Son petit avion s'est écrasé à l'atterrissage, lundi soir, à l'aéroport Jean-Lesage, de Québec. Il s'en tire indemne mais l'appareil, lui, est sérieusement endommagé.

Sans faux-fuyant, M Morissette expliquait, peu de temps après l'incident, qu'il avait tout simplement manqué son atterrissage alors qu'il revenait d'un vol à la brunante :
«J'ai manqué de vitesse un peu et, en coupant le moteur, l'avion est parti de travers et j'ai touché de travers... J'aurais pu me faire mal. Mais, quand tu est pratiquement au sol, il n'y a pas de gros impact. Alors, tu glisses.

En effet, l'appareil de M. Morissette, un petit hydravion de construction artisanale de type Osprey 2, s'est cabré lorsqu'il a coupé le moteur. Au moment de l'impact, la roue gauche a durement frappé le sol, ce qui a fait casser l'aile, à son point d'attache. Et l'appareil, dont le poids portait sur le fuselage et la roue droite, s'est retrouvé dans le décor.

«Je n'ai pas eu peur. J'aurais eu peur si l'avion s'était renversé mais il glissait sur la quille et est allé dans le champ, tranquillement... Tout le monde (les secours) est arrivé. Le comité d'accueil, c'est pas long !»

Lorenzo Morissette sort souriant et sans aucune autre blessure qu'à l'orgueuil de l'accident. Quant à l'avion, il y a moyen de le réparer mais M. Morissette n'y tient pas, pour le moment. Reste qu'il se promet de continuer à voler, par exemple, en louant du temps de vol sur d'autres appareils.

Un passionné d'aviation

En effet, l'accident force, en quelque sorte, M. Morissette à tourner la page sur un chapitre important de sa vie : celui au cours duquel un ami et lui ont construit et piloté leur propre avion.

C'est après l'avoir vu évoluer dans un salon de l'aviation que les deux hommes, il y a un peu plus de dix ans, ont décidé de se procurer les plans du Osprey 2, un petit hydravion construit de bois, de fibre de verre et de métal. Ils ont consacré 10 000 heures à sa construction.

Mais, même s'ils l'a grandement apprécié durant tout le temps durant lequel ils l'a utilisé, M. Morissette ajoute que l'appareil est capricieux au moment des atterrissages. D'ailleurs, dit-il s'ils l'avaient essayé avant d'en acheter les plans et de le construire, son collègue et lui auraient plutôt choisi un autre modèle, de conception plus traditionnelle.

(TVA Nouvelles)

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