Police

Mario Lambert a été filmé pendant 11 jours

Première publication 1 septembre 2010 à 19h21
Mario Lambert a été filmé pendant 11 jours
Crédit photo : Agence QMI
Pendant onze jours consécutifs, les moindres faits et gestes de l’enquêteur de la police de Montréal Mario Lambert, accusé d’avoir fourni des informations confidentielles à des criminels en se servant illégalement d’un ordinateur du SPVM, ont été soigneusement épiés par des caméras cachées dans son bureau.

Cette mise sous surveillance a été réalisée à la demande de la division des affaires internes du corps policier qui enquêtait à son sujet. C’est ce qu’a révélé mercredi Robert Goulet, un agent de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui a participé à l’opération visant à installer lesdites caméras dans les locaux de l’unité des crimes majeurs du SPVM, situés à la Place Versailles.

Témoignant devant le juge Jean-Pierre Dumais de la Cour du Québec, M. Goulet a expliqué que lui et quatre autres collègues se sont rendus sur place aux environs de minuit le 1er juin 2009 afin de procéder à l’installation de deux caméras de surveillance. La première offrait une vue d’ensemble des locaux, tandis que la seconde était dissimulée directement au-dessus du bureau de l’accusé.

L’enregistrement s’est amorcé à 2h35, dès que les cinq agents de la GRC ont complété leur mission. Les images captées par les caméras, en fonction 24 heures sur 24, étaient par la suite copiées automatiquement sur des disques durs, sous forme de fichiers informatiques et par tranches d’environ dix minutes. Les appareils ont finalement été désactivés le 11 juin vers 0h10.

Le stratagème aurait permis, dans la journée du 9 juin 2009, de filmer à deux reprises Mario Lambert alors qu’il était en train de commettre les gestes qui lui sont reprochés. L’enquêteur Jean-Yves Lazure des affaires internes du SPVM, qui était responsable du dossier de Mario Lambert, a donc demandé à Robert Goulet de lui transmettre les extraits en question afin de pouvoir porter des accusations contre son collègue.

Le tribunal, qui devait en principe visionner les images en question mercredi après-midi, a dû reporter le visionnement à jeudi en raison d’un problème technique.

Mario Lambert, un policier chevronné comptant plus de 20 ans d’expérience à la police de Montréal, est passible d’une peine maximale de dix ans de prison s’il est reconnu coupable.

(Agence QMI)

 
 
 
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