Meurtre de Valérie Leblanc

Enquête ouverte pour outrage au cadavre

Première publication 25 août 2011 à 08h12
Mise à jour : 25 août 2011 à 10h21
Enquête ouverte pour outrage au cadavre
Crédit photo : Agence QMI
TVA Nouvelles

Les policiers ont toujours peu d'indices concernant le meurtre de Valérie Leblanc à Gatineau. Aucun suspect n'a été appréhendé pour le moment.

Toutefois, une deuxième enquête parallèle a été ouverte sur un possible outrage au cadavre de la victime. Les policiers enquêtent sur des gestes posés sur le corps après le décès. Les policiers ont rencontré quatre suspects en lien avec cette deuxième enquête. Ils ont été relâchés et aucune accusation n'a été portée. «Ces quatre personnes ne sont pas reliées au meurtre», confirme Jean-Paul Lemay du service de police de Gatineau. Cependant, ces personnes pourraient être accusées d'entrave au travail des policiers et outrage au cadavre.

L'autopsie, qui était faite à Montréal, a pris plus de temps que prévu. «On n'a toujours pas la cause de la mort, mais c'est sûr qu'il ne s'agit pas d'un suicide», a précisé Jean-Paul Lemay. Au début mars 2010, à peu près au même endroit, une femme avait tenté de mettre fin à ses jours en s'immolant.

Le corps de Valérie Leblanc a été retrouvé mutilé et brûlé mardi, dans un boisé près du Cégep de l'Outaouais où elle étudiait.


(Photo Agence QMI)

Que révèlera l'autopsie?

En entrevue ce matin avec Claude Poirier dans le cade de l'émission Le vrai négociateur, le sergent Jean-Paul Lemay, du Service de police de la Ville de Gatineau, a indiqué qu'une battue aura lieu en journée sur la scène de crime afin de rechercher des éléments de preuve.

Quant à l'autopsie de la victime, elle se poursuit aujourd'hui. «On est en attente des résultats de l'autopsie pour valider certaines informations et nous permettre de progresser dans notre enquête», a ajouté le sergent Lemay.

Par ailleurs, Jean-Paul Lemay a indiqué que les enquêteurs tentent toujours d'établir l'heure précise du meurtre. La police de Gatineau veut entre autres trouver des témoins potentiels d'évènements suspects qui pourraient s'être déroulés dans le secteur du crime entre 8h du matin et 13h mardi dernier. Un enseignant confirme que Valérie aurait assisté à son cours mardi matin.

En ce qui concerne l'ex-copain de la victime, il a été rencontré hier par les enquêteurs, mais l'adolescent de 17 ans a été libéré. Le porte-parole de la police de Gatineau a précisé que ce mineur n'est en aucun cas considéré, pour le moment, comme un suspect.

«Il n'y a aucun élément de preuve qui permet de relier son ex-conjoint avec le meurtre de Valérie Leblanc».

La police de Gatineau met aussi à la disposition du public une ligne téléphonique, le 819 243-2346 poste 6677, afin que les gens qui croient avoir de l'information puissent la communiquer directement aux autorités.

Un acte de vengeance?

En entrevue lui aussi avec Claude Poirier ce matin, le psychologue Martin Courcy a tenté de dresser un profil du genre de personne qui aurait pu commettre un tel acte.

Selon ce dernier, la scène de crime représente souvent l'élément qui est le plus parlant pour ce genre de crime. Elle représente également l'élément qui donne le plus d'indices sur le profil du tueur.

Le psychologue a soutenu que dans le cas du meurtre de Valérie Leblanc, un élément d'enquête n'ayant pas encore été divulgué semble indiquer qu'il ne s'agit pas d'un crime prémédité.

«Ça ressemble plus à de la vengeance des choses comme ça. Mettre le feu à quelqu'un, ça ressemble à de la vengeance», a indiqué le psychologue. Il affirme que l'hypothèse de la vengeance impliquerait que le responsable du meurtre connaissait la victime.

Par ailleurs, Martin Courcy a noté que l'an dernier, une jeune femme qui fréquentait le même cégep que Valérie Leblanc s'est immolée. «Il y a peut-être un individu perturbé dans les parages qui a décidé de reproduire la même chose», a soutenu le psychologue.

Augmentation de la sécurité

Les bandes vidéo des caméras de surveillance de l'institution d'enseignement ont été remises aux enquêteurs.

La direction de l'établissement scolaire a décidé d'augmenter la sécurité sur le campus afin de rassurer les étudiants et le personnel. Et du soutien psychologique a été offert à ceux qui fréquentent le cégep.

Des agents ont patrouillé dans le secteur toute la journée, hier.

Hommage


Près de 150 personnes se sont rassemblées mercredi soir pour se recueillir. Des membres de la famille, des amis, étudiants et des enseignants se sont remémoré la vie de Valérie. «C'était un boute-en-train», raconte la grand-mère de Valérie.

En vidéo

 
 
 
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