Disparition de Jeannine Sévigny

L'espoir s'amenuise

Première publication 26 décembre 2011 à 10h33
Mise à jour : 26 décembre 2011 à 22h02
L'espoir s'amenuise
Crédit photo : Agence QMI
Par Jean-Nicolas Blanchet et Dominique Hardy | Agence QMI

Les proches de Jeannine Sévigny, disparue depuis vendredi à Laurier-Station, dans Lotbinière, entretiennent de moins en moins d'espoir de la retrouver en vie. Ils voient leur période des Fêtes se transformer en véritable cauchemar.

La dame de 60 ans avait quitté la résidence pour personnes âgées Villa Laurence à pied, vendredi avant-midi, en mentionnant qu'elle allait peut-être rater le dîner.

Cette ancienne femme d'affaires séjournait dans cette résidence depuis moins de deux semaines. Elle venait de quitter une unité de psychiatrie où elle avait été admise pour des problèmes d'angoisse et de dépression. La Villa Laurence lui servait de lieu de transition avant de pouvoir retourner vivre seule dans sa résidence de Saint-Agapit, dans la même région.

Au terme d'une autre journée de recherches infructueuses, lundi, aucun indice n'a pu être rapporté par l'équipe formée d'une douzaine de policiers de l'unité d'urgence de la Sûreté du Québec ainsi que d'une quinzaine de citoyens.

Coordonnant une partie des opérations, le fils de Mme Sévigny, Rémi Simoneau, était de plus en plus désespéré. «On n'a rien, absolument rien. Je ne peux pas avoir de l'espoir», a-t-il laissé tomber.

«On veut la voir. On va la prendre en forme ou malade. On ne la jugera pas. Moi, je ne veux pas savoir le pourquoi ou le comment, je veux ma mère, c'est tout», a-t-il ajouté.

Il a dissimulé sa peine pour diriger les recherches, mais a confié «se demander ce qu'il avait fait ou ce qu'il n'avait pas fait» pour que sa mère en arrive là.

Pas confuse

Ayant quatre petits-enfants et un autre sur le point de voir le jour, Mme Sévigny n'était pas perçue comme une dame confuse et ne souffrait pas de problèmes cognitifs importants.

Ses deux gendres, Martin et Bernard, ont dit mal s'expliquer sa disparition. Ils se montraient aussi découragés qu'aucune piste n'ait pu permettre de faire avancer les recherches.

Enquêteur à la SQ, Alain Baron a indiqué que les recherches suspendues lundi vers 15 h allaient reprendre mardi matin dans le secteur de la maison de Mme Sévigny, à Saint-Agapit.

La SQ affichait moins d'espoir de la retrouver en vie en raison des mauvaises conditions des derniers jours et des chutes de neige qui réduisent les chances de repérer des traces. Les résidants de la MRC de Lotbinière et des environs sont invités à surveiller leurs terrains.

Selon la SQ, dans les cas de suicide, 90 % des individus sont retrouvés dans un périmètre de 300 mètres du secteur où ils ont pensé à commettre l'irréparable.

Difficilement explicable

C'est la consternation à la résidence Villa Larence dans laquelle séjournait Mme Sévigny depuis moins de deux semaines.

Les employés s'expliquent mal la disparition de la sexagénaire. «Nous sommes tous sous le choc», a dit le directeur général de l'établissement, Marco Samson.

«C'est une dame qui était autonome. Elle était en convalescence chez nous. Elle est arrivée avant Noël et elle devait rester un mois ou deux. Elle avait besoin de repos. Elle était très lucide. Tout allait bien avec ses enfants. C'est étrange comme situation.»

À l'établissement, lorsque les gens désirent s'absenter, ils doivent avertir la personne à la réception ou à la cuisine. La nouvelle résidante a omis de respecter cette consigne.

«Elle ne nous a pas avisés», a noté M. Samson. Mme Sévigny devait se rendre au CLSC, situé à quelques centaines de mètres.

«Dans ce genre de cas, nous nous rendons à la chambre de la bénéficiaire. Elle n'y était pas. Nous avons contacté ses enfants, qui eux non plus n'avaient pas de ses nouvelles. Ces derniers ont ensuite contacté les policiers.»

 


En vidéo

 
 
 
 
Accueil | Actualité | International | Sport | Argent | Vidéo
Questions, réactions ou problèmes techniques ? Contactez-nous.