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Un accident de travail survenu mardi soir sur un chantier de l'autoroute 30 à Valleyfield a ralenti le chantier en cours, après qu'un camion a fait tomber une poutre de près de 40 tonnes au sol.
Selon les informations obtenues, un camionneur serait sorti de son lieu de chargement vers 19h, sans rabaisser sa benne. Le gros véhicule de type hors route aurait ainsi percuté à une bonne vitesse un viaduc en construction. Cette structure surplomberait une voie de desserte entre le futur pont Serge-Marcil et le tronçon de la 530, selon la porte-parole de Nouvelle Autoroute 30, Isabelle Malboeuf.
Une poutre large d'environ deux voies de circulation s'est alors effondrée sur l'autoroute 30. Heureusement, il n'y a pas eu de blessés. Mercredi matin, la poutre démolie se trouvait toujours échouée au sol. Elle n'est pas récupérable et il faudra vérifier les autres poutres afin de voir si elles ont aussi été endommagées.
Selon la porte-parole, les travaux n'ont pas été paralysés par cet accident. Mme Malboeuf a indiqué être en attente de rapports et documents afin de faire toute la lumière sur les faits.
Des camionneurs écartés des chantiers
D'autre part, les tensions sont toujours vives sur les chantiers de construction de l'autoroute 30. Si, à la fin du mois de novembre, les camionneurs de Transport en vrac Beauharnois-Salaberry croyaient avoir obtenu le respect de leurs droits de travail, il semble qu'il n'en est rien selon le directeur Jean-Pierre Lepage.
«On prétend que l'on devrait avoir 40 camions sur le chantier. Mais depuis deux semaines, mes camionneurs ne travaillent pas», a affirmé M. Lepage.
Avec la compagnie Transport Vaudreuil-Soulanges, il souhaite aller chercher le camionnage là où il a droit, selon une entente 50-50 intervenue cet automne avec Nouvelle-Autoroute 30, qui emploie également un sous-traitant, la compagnie Roxboro.
«On aurait dû avoir une participation avec le sous-traitant Roxboro, mais on a été écartés. Nouvelle-Autoroute 30 maintient qu'elle a signé une entente selon laquelle elle peut choisir son sous-traitant, même si nous avions une entente signée», a-t-il dit.
Le directeur de Transport en vrac Beauharnois-Salaberry se questionne à savoir si c'est une question de coût qui éloigne ses travailleurs des chantiers. Selon M. Lepage, les camionneurs encaissent des pertes entre 900$ et 1000$ par jour depuis deux semaines.
Lundi, une réunion est prévue avec le ministère des Transports afin de clarifier la situation.
Le 30 novembre, une dizaine de camionneurs avaient paralysé le chantier de l'autoroute pendant plus de deux heures afin de faire respecter le partage des tâches. Le lendemain, M. Lepage avait pourtant signalé qu'une entente signée était satisfaisante pour Transport en vrac Beauharnois-Salaberry.
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