Décès de deux soeurs en Thaïlande

«C'est injuste la vie» - une amie des victimes

Première publication 16 juin 2012 à 18h54
«C'est injuste la vie» - une amie des victimes
Crédit photo : Agence QMI
Allison Pelletier-Fournier partageait un appartement avec les deux victimes.
Par Gilles LeBel | Agence QMI

L'atmosphère était lourde samedi à Pohénégamook lorsque la nouvelle circulait que les deux Québécoises trouvées mortes en Thaïlande étaient en fait les deux filles de l'épicier du village, Carl Bélanger.

Allison Pelletier-Fournier vient de perdre deux de ses meilleures amies. La jeune femme de Pohénégamook, qui étudie elle aussi à l'université Laval, à Québec, partageait le même appartement que celles qui ont été retrouvées sans vie en Thaïlande, vendredi.

Entre deux sanglots, Allison nous a déclaré que ses deux amies réalisaient un vieux rêve, celui de voyager ensemble. «C'est un voyage de cinq ou six semaines que les deux avaient très hâte de faire. Elles ont tout prévu ça l'an passé, se sont organisées et sont parties. Elles envoyaient des messages textes à leurs amis proches. J'en ai reçu deux me disant ce qu'elles avaient fait dans le voyage, que c'était le fun, que la nourriture était bonne et qu'elles se plaisaient avec les gens rencontrés».

«Le dernier message que j'ai reçu c'était pour me dire qu'elles s'en allaient en Thaïlande pour neuf ou 10 jours, qu'elles avaient hâte de nous montrer les images et les photos prises et que tout se déroulait comme sur des roulettes», a dit la jeune femme, qui a commencé à craindre le pire pour ses amies samedi avant-midi, quand la plupart des réseaux d'information ont laissé ont indiqué que les deux Canadiennes retrouvées sans vie, pourraient être d'origine québécoise.

«Noémi avait un premier Bac et avait commencé l'année dernière des études en médecine dentaire. Ça allait bien dans ses études, elle était motivée et elle aimait ça. Audrey, elle, avait obtenu un certificat en cinéma à l'Université Laval et elle avait plein de projets. Les deux aimaient extrêmement la vie et leurs études. Elles se levaient le matin avec le sourire. C'est injuste la vie. Elles ne méritaient pas de mourir aussi jeunes que ça», a conclu la jeune femme, les yeux rougis et encore sous le choc.

Autres réactions

Alain Tardif, un voisin qui habite en face du marché d'alimentation où travaillaient en alternance Audrey et Noémi, a parlé d'elles comme étant deux filles très gentilles, enjouées et avenantes avec le public.

«J'ai appris ce midi à LCN que c'était deux jeunes filles de Pohénégamook et plus tard, mon voisin est venu m'aviser que c'était les deux filles de Carl.»

Quant à Colette Bélanger 82 ans, qui est la grand-tante d'Audrey et Noémie, elle garde le souvenir de deux jeunes filles très gentilles, fines et travaillante.

«Je les rencontrais à l'occasion, principalement au magasin de leur père quand elles n'étaient pas aux études».

L'octogénaire garde précieusement le livre souvenir de la municipalité où on retrouve une photo de la famille de Carl Bélanger.

«Avoir trois filles et en perdre deux en même temps, c'est terrible», a dit la vieille dame.

 
 
 
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