Sites gouvernementaux

Six personnes arrêtées pour des cyberattaques

Première publication 19 juin 2012 à 10h40
Mise à jour : 19 juin 2012 à 23h09
Par Sarah Bélisle | Agence QMI

Six pirates informatiques présumés, qui seraient liés aux attaques informatiques qui ont visé différents sites web gouvernementaux et policiers dans les dernières semaines, ont été arrêtés aux quatre coins du Québec, mardi.

Des chefs accusations d'utilisation non autorisée d'un ordinateur et de trafic de données recelées pèsent contre chacun d'eux. Le second chef est un outil dont dispose le système judiciaire depuis peu de temps.

«C'est un ajout qui a été fait au Code criminel récemment pour poursuivre les personnes qui ont un objectif de trafiquer ou d'avoir en leur possession des données, des objets pour des fins de reventes, mais des objets recelés, donc obtenus illégalement au Canada», a expliqué François Allard, procureur de la Couronne.

Tous les six ont comparu mardi, certains par le biais de la vidéoconférence, d'autres au palais de justice de Montréal. Dominic St-Louis, de Rimouski, Jean-François Têtu de Montréal et Jean-Maxime Fortier de Longueuil étaient du lot. Leurs trois co-accusés sont d'âge mineur. Ils sont originaires de Sherbrooke, Forestville et Montréal.

Des conditions serrées

Remis en liberté après leur comparution, ils devront toutefois se soumettre à plusieurs conditions. Ils seront ainsi privés d'accès à tout matériel informatique.

Les six auteurs présumés des cyber-attaques devront notamment renoncer à se connecter à internet, de même qu'à utiliser un ordinateur ou tout autre appareil pouvant avoir la même fonction qu'un ordinateur.

Cette interdiction d'utilisation demeurera en vigueur jusqu'à la fin des procédures judiciaires dont ils font l'objet.

Ce qui peut prendre plusieurs mois, voire quelques années. Leur prochaine date de comparution est d'ailleurs fixée au 18 septembre prochain.

Au courant du dernier mois, les sites du ministère de l'Éducation, du ministère de la Sécurité publique, du Parti libéral du Québec ont, entre autres, été piratés. Les policiers n'ont pas confirmé quels sites internet les six accusés sont soupçonnés d'avoir piratés.

Liés à Anonymous?

Impossible pour l'instant de savoir si les six accusés sont liés ou non au collectif Anonymous. « Il faut comprendre que l'enquête est toujours en cours et que les accusations ne portent pas d'accusation de complot avec un groupe organisé », a indiqué Me Allard.

-En collaboration avec l'Agence QMI


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