Filmée sur une caméra de chasse

Une employée voleuse prise sur le fait

Première publication 5 juillet 2012 à 19h20
Une employée voleuse prise sur le fait
Crédit photo : Agence QMI
Colette Lamontagne, copropriétaire du dépanneur.
Par Thierry de Noncourt | Agence QMI

Un bien drôle de gibier a été attrapé au dépanneur «Au petit castor» de la municipalité d'Arntfield, en Abitibi. Après des mois d'enquête, la propriétaire a réussi à identifier l'employée qui la volait depuis si longtemps grâce à une caméra de chasse.

Filmée à son insu, l'employée s'est glissée dans le bureau de la propriétaire et a volé de l'argent laissé sur place, précisément pour la piéger.

«J'ai installé une caméra de chasse dans mon bureau. Même s'il est verrouillé, l'employée surveillait les allées et venues afin de prendre la clé. Quand la caissière était occupée, elle y entrait pour se servir», a raconté Colette Lamontagne, copropriétaire du dépanneur.

La main dans le sac

«Le soir d'avant, quand j'ai mis l'appât, je n'ai pas dormi de la nuit. Finalement, on a bien vu sur la vidéo quand elle a pris l'argent. J'avais mis 62 billets de 20$, un de 100$ et deux de 50$. Elle a pris 580$», a indiqué Mme Lamontagne.

Le 13 juin, la Sûreté du Québec s'est rendue au dépanneur pour enregistrer la plainte pour vol contre une employée du commerce.

L'employée fautive aurait dérobé en tout des milliers de dollars pendant quatre ans. Pourtant, elle ne travaillait qu'à temps partiel. En deux mois, soit en 14 demi-journées, elle aurait dérobé 4660$.

En dépit des problèmes avec ses caisses qui ne balançaient pas, Mme Lamontagne a tout de même redonné une chance à la jeune femme. Elle ne savait pas qu'elle se faisait voler à ce moment.

«Le commerce comporte une cuisine. J'ai décidé de lui faire faire de la popote. On lui a donné son cours d'hygiène et salubrité et elle travaillait dans la cuisine», a expliqué Mme Lamontagne. Mais la situation s'est aggravée.

«Elle en est venue à voler dans les caisses de ses collègues. Des montants importants ont été pris. Un jour ça a été 760$, en quatre jours, ça a monté à 2300$», s'est désolée Mme Lamontagne.

Depuis que la fautive a été prise, tout a changé.

«C'est arrivé le 13 juin et depuis, toutes nos caisses balancent à la cenne», a affirmé la femme d'affaires.

Les tracas occasionnés par cette employée sont immenses. L'employée malhonnête a envoyé un chèque de 1300$ à ses anciens employeurs pour les dédommager. «Même si elle me mettait 20 000$ sur la table, ça ne pourrait rembourser tous les tracas et les recherches», a dit Mme Lamontagne.

La situation devenait tendue avec les employés, qui étaient continuellement questionnés. Le climat de travail en a souffert. Ce sont de très nombreuses heures remplies d'angoisses et de stress qui ont été volées aux propriétaires, en plus des pertes monétaires.

Les employés sont difficiles à trouver par les temps qui courent. Malgré les problèmes récurrents et comme elle n'était pas certaine que l'employée était malhonnête, Colette Lamontagne l'avait réengagée. Maintenant elle sera plus prudente.

«Ça vaut la peine d'appeler l'employeur précédent. C'est tellement d'énergie que tu mets quand tu veux bâtir une compagnie, ça vaut la peine de vérifier les références.»

Elle invite donc les autres employeurs à s'assurer de l'intégrité de ceux qu'ils engagent pour éviter les maux de tête.

 
 
 
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