Possible liens avec le Hezbollah

Une Lavalloise soupçonnée de terrorisme

Première publication 13 juillet 2012 à 12h14
Une Lavalloise soupçonnée de terrorisme
Crédit photo : Courtoisie Facebook
Mouna Diab
Par Elizabeth Laplante | Agence QMI

Une résidante de Laval, accusée d'exportation de pièces d'armes vers le Liban en octobre 2011, en vertu du règlement d'application de la résolution des Nations unies sur le Liban, fait face à une nouvelle accusation en matière de terrorisme.

Arrêtée en mai 2011 dans le cadre d'une enquête menée par la GRC, la Sûreté du Québec et le Service de police de la Ville de Montréal, Mouna Diab, âgée de 26 ans, a été accusée vendredi d'avoir «commis des infractions au profit de, sous la direction de ou en association avec le Hezbollah, une entité terroriste inscrite au Canada depuis le 10 décembre 2002», peut-on lire dans un communiqué émis par la GRC.

Contrairement à la première accusation à laquelle faisait face Mme Diab, en octobre 2011, celle-ci a été déposée en vertu du Code criminel, a expliqué la caporale Carine Cordey de la GRC.

Mouna Diab avait été arrêtée le 19 mai 2011 à l'aéroport Montréal-Trudeau, dans le cadre de l'enquête Sagittaire menée par l'Équipe intégrée sur la sécurité nationale (EISN) de la Division C de la GRC. Cette enquête portait sur les achats de pièces d'armes de type AR-15 dans la région de Montréal.

L'enquête a permis de révéler que la suspecte achetait ces pièces d'armes et les exportait vers le Liban. Selon les informations recueillies, Mme Diab «agissait sous la direction d'un contact au Liban associé au Hezbollah», a indiqué la GRC.

Lors de son arrestation en mai 2011, la dame transportait dans ses bagages certaines pièces d'armes.

«D'après la preuve colligée, il est également allégué qu'elle expédiait les armes en pièces détachées par l'entremise de voyageurs de sa communauté qui se rendaient au Liban. Les victimes ignoraient le contenu des colis qu'elles transportaient pour l'accusée», a précisé la GRC.

Selon la caporale Cordey, si Mme Diab est reconnue coupable des accusations qui pèsent contre elle, elle est passible d'une peine allant jusqu'à 10 ans d'emprisonnement.

 
 
 
Accueil | Actualité | International | Sport | Argent | Vidéo
Questions, réactions ou problèmes techniques ? Contactez-nous.