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Six personnes ont été blessées, dont une sexagénaire plus grièvement, lors d'une balade en calèche qui a mal tourné à Lac-Delage, dimanche après-midi.
L'incident s'est produit sur une route asphaltée bordant le lac. La calèche s'est retrouvée dans le fossé en bordure de la route lorsque le cheval qui la tirait a soudainement pris panique pour une raison inconnue.
Le cocher a perdu le contrôle de sa bête alors que la calèche descendait une pente. Le cheval non ferré a ensuite été incapable de reprendre son calme. C'est alors qu'il a plongé dans le fossé avant d'effectuer une chute de plusieurs mètres dans un ravin.
La calèche a suivi, mais a miraculeusement été retenue par quelques arbres au-dessus du ravin. Les six occupants de la calèche ont été transportés à l'hôpital. En soirée, dimanche, à son retour de l'hôpital, Robert, le conducteur de la calèche qui est également le conjoint de la propriétaire du cheval, a contacté le Journal pour donner plus de détails.
Le cheval n'appartient pas à un centre d'équitation, mais à sa conjointe qui réside dans le secteur. C'est elle qui a été la plus grièvement blessée. Hier soir, elle était toujours à l'hôpital, mais devrait «s'en tirer sans trop de problèmes», a indiqué son conjoint.
«Je ne comprends pas ce qui a pu se produire. Le cheval a entendu un bruit et a commencé à paniquer. J'ai réussi à le ralentir pour ne pas arriver trop vite dans le fossé (...) Il n'y a pas eu de glissage, il s'est juste tiré vers le fossé. On est tellement chanceux dans notre malchance. Nous étions avec de la famille, deux enfants étaient avec nous. On est chanceux, il n'y a rien de grave.»
Il a expliqué que le cheval en était à sa première randonnée avec la calèche dans ce secteur.
«Ils sont chanceux pas à peu près parce que si les branches ne les avaient pas retenus, ils seraient tous tombés en bas. C'est un miracle que ce ne soit pas plus grave», a expliqué Christian Déry, qui travaillait sur son terrain lorsqu'il a attendu le cocher crier à plusieurs reprises pour calmer sa bête avant l'accident.
Coincé dans le ravin, le cheval a été remis sur ses pattes une trentaine de minutes après l'accident et ne semblait pas trop mal en point malgré la chute.
La vétérinaire équine Karen Rodier juge qu'il est trop tôt pour établir s'il s'agit d'un cas de négligence «mais disons que ce n'est pas la journée idéale pour faire une longue randonnée avec six personnes pour un seul cheval». Elle précise d'ailleurs que le cheval peut très bien être tenté de réagir ainsi, mais un «bon cocher doit avoir le contrôle sur son cheval. Le cheval peut avoir envie, mais un bon cocher est capable d'éviter que ça arrive.»
Plusieurs facteurs pourraient avoir provoqué la réaction de l'animal, dont la chaleur accablante. D'ailleurs, une règlementation de la Ville de Québec prévoit que les cochers doivent interrompre leurs activités lorsque la température atteint 37 °C avec l'indice humidex, ce qui a été atteint hier.
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