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Les autorités ont découvert que des trafiquants de Toronto utilisaient un réseau de mères monoparentales équipées de radios pour surveiller les mouvements des policiers dans le voisinage.
La police doit désormais utiliser des véhicules non identifiés pour faire la surveillance dans un quartier du Nord-Ouest de la ville, réputé pour l'activité des gangs de rue, situé à l'intersection de la rue Jane et de l'avenue Finch.
Les espionnes seraient logées dans des immeubles à logements très hauts qui leur permettraient de bien observer l'intersection en question. Avec des walkies-talkies ou via Blackberry Messenger, elles communiqueraient avec les chefs de gangs pour les avertir de la venue des policiers.
Selon les enquêteurs, ces femmes sont rémunérées par les caïds et même leurs enfants qui jouent dehors en face des édifices sont mis à contribution.
«Dès que nous tournons le coin, les trafiquants savent que nous sommes là, a dit un officier. Ces personnes surveillent la rue toute la journée et lorsque nous arrivons à destination, les suspects ont disparu.»
Aucune accusation ne peut être portée contre ces mères-espionnes puisqu'elles ne brisent aucune loi. «Nous savons qu'elles sont là, et nous prenons nos précautions», a dit David McLeod de la Police provinciale de l'Ontario.
Le réseau d'espionnes a été découvert lorsque des détectives ont intercepté leurs conversations sur les ondes radio. Les expressions «Five-O» et «Six Up» (se référant à une série policière télévisée et au nombre de balles dans un pistolet) sont utilisées pour identifier les policiers.
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