
Une balade en bateau sur le lac Saint-Jean aurait pu mal tourner en fin de semaine dernière. Un groupe de plaisanciers a dû passer près de 24 heures sur les eaux, en attente de secours, après que leur embarcation se soit échouée.
Dany Savard, France Goulet et Mona Pruneau font partie des 12 plaisanciers qui prenaient sur le bateau. Le groupe a décidé samedi matin d'aller profiter de la journée ensoleillée sur le lac Saint-Jean. C'est vers la fin de l'après-midi que les choses ont commencé à mal tourner. «Le bateau avait un nouveau système GPS. On a eu un petit trouble. On a bifurqué de notre trajet et on s'est échoué sur un banc de sable», explique l'un des occupants du bateau, Dany Savard.
(TVA Nouvelles)
Après plusieurs tentatives pour se sortir de là, les plaisanciers ont décidé de faire appel à du renfort. Vers 20 h, étant donné que la noirceur tombait, ils ont décidé d'appeler la Sûreté du Québec. Mais la réponse obtenue les a fait sursauter. «La Sûreté du Québec nous a répondu : si vous n'êtes pas vraiment en détresse, vous allez devoir attendre parce que nous sommes présentement occupés sur des feux d'artifice à Roberval», raconte M. Savard.
«Finalement, on a reçu un autre appel vers 22 h 30. Les policiers n'étaient pas en mesure de venir nous secourir. Ils disaient qu'il faisait trop noir et qu'ils n'allaient pas nous trouver. Ils nous ont dit qu'ils allaient venir le lendemain matin, à 5 h», poursuit France Goulet, une autre plaisancière. Le groupe d'amis n'a donc eu d'autre choix que de passer la nuit entière sur l'embarcation.
Le lendemain matin, l'un des passagers aurait, encore une fois, téléphoné au poste de la SQ pour demander à quel moment les agents allaient être sur place. «La personne au bout du fil nous a dit qu'une équipe était en route. Mais même pas cinq minutes plus tard, le téléphone sonnait pour nous dire que l'intervention serait plus compliqué étant donné que l'embarcation de la Sûreté éprouvait un problème de moteur», raconte Mona Pruneau.
Fatigués d'attendre, les plaisanciers ont tenté une autre manœuvre afin de libérer le bateau du banc de sable. C'est à ce moment que la coque de l'embarcation aurait été perforée et que les occupants se sont aperçus qu'ils étaient en train de couler. «Il y avait trois pieds d'eau à peu près dans le bateau. On a fait la chaîne, on utilisait des seaux pour vider l'eau. Mais on avait de la misère à fournir.»
Les trois Dolmissois, qui se remettent à peine de leurs émotions, s'estiment chanceux aujourd'hui, mais déplorent que la Sûreté du Québec ne soit pas venue à leur secours plus rapidement. Ils ne comprennent pas pourquoi les policiers ont pris tant de temps avant d'arriver sur place et questionnent la façon dont leur cas a été traité.
«Si les policiers étaient intervenus samedi soir quand on a téléphoné pour la première fois, ça ne serait jamais arrivé. Cette fois-ci, ça s'est quand même bien terminé, mais s'il se produit une autre histoire comme celle-là, ça pourrait être beaucoup plus dramatique», conclut M. Savard.
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