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La police de Laval cherche toujours des victimes potentielles d'un agresseur sexuel à Laval, qui est accusé d'enlèvement et de séquestration.
Yannick Labelle, 32 ans, a séquestré et agressé sexuellement une victime de 30 ans dans la voiture qu'elle avait stationnée près d'un commerce du boulevard Labelle, à Laval, le 14 juillet dernier vers 20h.
Il aurait aspergé la femme de poivre de Cayenne avant de prendre le contrôle du véhicule, explique le porte-parole de la police de Laval, Frank Di Genova, en entrevue à l'émission de Claude Poirier.
Par la suite, Yannick Labelle a emmené la femme plus loin où il l'aurait agressé à plusieurs reprises, sur une période de plusieurs heures. Yannick Labelle aurait ensuite placé la victime dans le coffre arrière de la voiture.
Avant de s'enfuir, il a ouvert le coffre et aurait indiqué à la victime d'attendre quelques minutes avant de sortir de la voiture. Elle a immédiatement alerté les policiers.
Une heure plus tôt, le suspect aurait aussi tenté d'agresser une autre victime, une femme de 20 ans, dans le stationnement d'un autre commerce lavallois. Elle n'aurait pas été agressée sexuellement puisqu'elle s'est débattue avec force et a réussi à s'enfuir. Des accusations de voies de fait ont été portées pour cette première attaque.
Selon M. Di Genova, Yannick Labelle était connu des policiers pour des crimes de violence. Il ajoute que les imposants tatouages sur ses bras et les descriptions des victimes ont rapidement mené à son arrestation.
(Photo Courtoisie)
Mario Larivée-Côté, sexologue et clinicien, croit que Yannick Labelle présente plusieurs facteurs de risque pour récidiver. «Il a commis de la violence dans ses crimes. Il s'en prend à des femmes inconnues. Il s'en prend à des victimes sans liens de parents. Il peut être considéré comme dangereux», explique-t-il.
M. Larivée-Côté ajoute que l'utilisation de poivre de Cayenne démontre une certaine préméditation dans ses gestes. «Il a dû préparer ça.»
Il est très probable que M. Labelle ait fait d'autres victimes, selon le sexologue. «La première victime n'a pas fonctionné, il n'a pas été capable de s'arrêter. Il était possiblement trop excité sexuellement et s'est dit qu'il fallait se trouver une autre victime. C'est un gars qui avait des pulsions énormes.»
Heureusement, Yannick Labelle n'a pas tué la victime, comme d'autres violeurs ont fait dans le passé. «Souvent, il y a une gradation dans leur crime. Il ne l'a pas tué, mais qu'est-ce qui aurait pu arriver à la prochaine (victime)?», se demande M. Larivée-Côté.
(Photo Courtoisie)
Yannick Labelle porte des lunettes et a le crâne rasé. Il arbore deux imposants tatouages sur chacun des avant-bras. L'avant-bras droit de l'homme de 32 ans présente une croix tandis qu'un texte de la prière de la Sérénité est dessiné sur son avant-bras gauche.
Les personnes qui auraient pu avoir été victimes des actes de Yannick Labelle peuvent communiquer au 450-662-INFO (4636) en mentionnant le dossier LVL-120715-011.
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