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Le service d'urbanisme de la municipalité de Saint-Amable réfléchi à la manière de mettre en œuvre les recommandations du coroner sur les deux décès survenus à la suite de l'affaissement d'une maison mobile à Saint-Amable, il y a un an.
Le 5 août 2011, Mathieu Ballabey, 33 ans et Jean Monière, 57 ans, sont décédés alors que la maison mobile qu'ils avaient soulevée pour effectuer des travaux s'est effondrée sur eux. Selon le rapport du coroner Jacques Robinson, les deux hommes et amis devaient, à la suite d'une demande de la Ville de Saint-Amable, réparer la plomberie vers la fosse septique et surélever la maison mobile de manière permanente.
«Nous recommandons à la Ville de Saint-Amable de réviser la liste des travaux pour lesquels un permis est nécessaire en y ajoutant les manœuvres impliquant le soulèvement d'une maison mobile. La Ville devrait également s'assurer que le permis n'est octroyé que si le propriétaire ou l'entrepreneur est en mesure de lui fournir des garanties à l'effet que lesdits travaux seront effectués de manière sécuritaire», a conclu le coroner.
La directrice générale de Saint-Amable, Carmen McDuff, a affirmé que les règlements de la municipalité obligent déjà les propriétaires à se munir d'un permis pour le genre de travaux qu'exécutaient Mathieu Ballabey et Jean Monière.
«Aucun permis n'avait été demandé par le propriétaire. La Ville a été mise au courant des travaux au moment de l'accident», a indiqué Mme McDuff, qui a toutefois précisé qu'aucune amende n'a été envoyée en raison du drame qui s'est déroulé.
Selon la directrice générale, la municipalité se penche sur la légalité de la recommandation du coroner.
«Les municipalités n'ont pas tous les droits, a-t-elle précisé. Par exemple, nous ne pouvons pas exiger que ce soit fait par des spécialistes. Si, sur le plan légal, on peut les obliger à nous fournir la preuve qu'ils exécuteront les travaux en toute sécurité, nous le ferons. Sinon, nous tenterons de sensibiliser les propriétaires ou les entrepreneurs aux mesures à prendre.»
Carmen McDuff a affirmé que peu de permis pour soulever les maisons mobiles sont demandés à la Ville, et ce, malgré la présence d'un parc de maisons mobiles.
L'entrepreneur Yvon Fallon, qui réalise régulièrement des soulèvements de maisons mobiles en Montérégie, a assuré que des précautions particulières sont à prendre lors de tels travaux.
«C'est dangereux, a-t-il dit d'emblée. Nous décidons des mesures à prendre selon plusieurs facteurs, dont l'âge de la maison, les matériaux de construction utilisés, sa largeur et les agrandissements qui y ont été faits. Nous évitons d'aller sous la maison. Si nous devons absolument y aller, nous mettons en place d'autres mesures pour éviter le glissement de la maison.»
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