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Nathalie Chiasson Clermont est une femme complètement démolie. Sa vie a basculé, il y a deux semaines, lorsque son fils Simon s'est retrouvé au centre d'une histoire de tentative de meurtre. Il est accusé d'avoir battu et poignardé un homme de 29 ans, Noël Legault, lors d'une altercation aux abords du parc linéaire, à Sainte-Agathe-des-Monts.
«Je crie à l'injustice», lance tout haut cette mère qui veut donner sa version des faits ou plutôt celle de son fils de 20 ans, toujours incarcéré en attendant son procès. «C'est un cas de légitime défense», dit-elle. «Simon s'est retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Mon fils n'est pas un meurtrier. C'est un garçon calme, poli et solitaire. Il n'avait jamais eu de démêlés avec la justice.»
Mme Chiasson Clermont explique qu'elle était avec lui le soir du drame. «On s'est laissé au coin des rues St-Antoine et Préfontaine. Il a pris la direction de Notre-Dame-de-Fatima pour aller rejoindre un ami.» C'est en prenant un raccourci, près du parc linéaire, tout près des rues Brissette et Notre-Dame, qu'il aurait rencontré Noël Legault. Il connaissait bien l'homme puisqu'il avait habité dans le logement voisin où sa mère demeure.
Mme Chiasson Clermont soutient que c'est Legault qui a ouvert les hostilités. «Bien sûr, ça n'excuse pas le geste de Simon, mais il fallait bien qu'il se défende. Le lendemain matin, quand la police est passée à la maison, je ne pouvais pas m'imaginer qu'une telle chose soit possible. Sa vie est complètement "scrappée". Il avait de beaux projets. D'abord, finir son secondaire, puis entrer dans l'armée. C'est un rêve qui vient de s'effondrer pour lui.»
Elle garde quand même l'espoir que les accusations qui pèsent contre lui seront allégées lors de son retour en Cour, le 20 août.
Simon Clermont est aussi accusé d'avoir tenté de s'échapper alors qu'il était sous la garde des policiers. «Un geste de panique tout simplement», soutient sa mère.
«Ma vie est devenue un enfer depuis. Les gens me crient des injures. Je ne peux même plus m'asseoir sur la galerie et je ne dors plus depuis cette fameuse journée du 28 juillet. C'est difficile, vous savez, de voir le nom de son fils, en gros caractères, dans les journaux. Bien sûr, il faut qu'il paie pour ce qu'il a fait, mais pas aussi chèrement. Mon fils n'est pas celui que les gens pensent.»
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