Accident d'un autobus

L'alcool pourrait être en cause

Première publication 16 août 2012 à 06h08
L'alcool pourrait être en cause
Crédit photo : Agence QMI
Si les résultats de l'analyse sanguine s'avéraient positifs, la conductrice de 33 ans pourrait faire face à des accusations.
Par Valérie Gonthier | Agence QMI

La vitesse ne serait pas la seule cause possible dans l'accident impliquant un autobus de la STM qui a fait deux morts mardi, à Dorval.

Un échantillon sanguin a été prélevé sur la conductrice de l'autre véhicule, les policiers la soupçonnant d'avoir été en état d'ébriété.

(Agence QMI)

«Les policiers sur place avaient des motifs de croire que l'alcool pourrait être en cause dans l'accident», confirme Anie Lemieux, porte-parole de la police de Montréal (SPVM).

Si les résultats de l'analyse sanguine s'avéraient positifs, la conductrice de 33 ans pourrait faire face à des accusations, ajoute l'agent Lemieux.

La violente collision entre l'autobus et la voiture de marque BMW est survenue vers 18h mardi, à l'intersection de la 55e Avenue et de l'avenue Lindsay, dans un secteur industriel de Dorval.

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À la suite de l'impact, l'autobus de la STM s'est renversé sur le côté. Le chauffeur, Sylvain Ferland, a été éjecté du véhicule lourd. L'homme de 49 ans, originaire de Saint-Chrysostome, en Montérégie, est mort sur le coup, écrasé sous le mastodonte.

La passagère de la BMW, Janet Stoddard Smider, 61 ans, de Dorval, est également décédée. Deux autres personnes ont été gravement blessées dans ce drame.

Vitesse

Plusieurs témoins de l'accident ont fait savoir qu'au moment de la collision, la signalisation donnait la priorité au chauffeur d'autobus.

C'est la BMW qui ne se serait pas immobilisée au feu rouge. Selon ce qu'a appris le Journal d'une source proche du dossier, la voiture filait à haute vitesse juste avant l'impact.

Certains passagers qui se trouvaient à bord de l'autobus au moment de la collision ont noté que le chauffeur roulait trop vite.

Une information plutôt improbable, selon le président du syndicat des chauffeurs d'autobus de la STM.

«Ça me surprendrait qu'il ait circulé à haute vitesse. Pour les passagers, ça peut sembler rouler vite, un autobus, mais lorsqu'il n'y a pas de trafic et que le véhicule ne s'arrête pas, ce n'est qu'une impression», expose Denis Vaillancourt.

Sympathie

Selon M. Vaillancourt, plusieurs chauffeurs étaient «atterrés» d'apprendre le décès de leur confrère, qui cumulait 23 ans d'ancienneté.

Sur les lieux de l'accident, hier, un employé de la STM était présent pour assurer un soutien aux collègues de la victime venus se recueillir.

Plusieurs proches de Sylvain Ferland ont changé la photo de leur profil sur Facebook pour afficher un ruban noir en signe de solidarité avec la victime.

Une semaine à peine après le dépôt d'un rapport de la Commission des transports qui examine le comportement de la STM, l'organisme pourrait à nouveau se pencher sur le dossier en raison de cet accident mortel.

Dans ce rapport, la Commission évalue si les déficiences qui sont reprochées à la STM affectent son droit de mettre en circulation un véhicule lourd.

 
 
 
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