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En quittant en trombe son domicile familial de Montréal-Nord dimanche, une fille de 11 ans est devenue la plus jeune fugueuse qu'a tenté de retrouver l'organisme Enfant-Retour depuis les années 1980.
«Nous n'avons eu qu'un cas de fugue de 11 ans et c'est celui-là. Nous avons également eu cinq dossiers de fugue de 12 ans et 31 de 13 ans», a impliqué Nancy Dunkin, directrice des programmes d'assistance aux familles chez Enfant-Retour.
La jeune fugueuse était partie de chez elle après s'être disputée avec sa mère, n'apportant qu'une petite valise rose et une carte de transport en commun. Elle a été retrouvée lundi matin dans un parc de Laval. Les autorités n'étaient pas en mesure de dire avec qui elle avait passé la nuit, mais ont affirmé qu'elle se portait bien.
Malgré la courte durée de son escapade, les personnes affairées à retrouver la jeune fille ont vécu des moments angoissants.
«C'est inquiétant parce qu'une jeune fille est vulnérable, alors on a toujours peur que quelque chose lui arrive», a ajouté Mme Dunkin.
C'est d'ailleurs en raison de cette vulnérabilité que plusieurs scénarios traversent l'esprit des policiers lorsqu'ils travaillent sur un dossier de fugue. Parmi ceux-ci, l'éventualité que la fugueuse soit sous l'emprise d'un gang de rue ne peut être écartée. Tout dépend cependant des informations que la famille donne aux enquêteurs.
«On va tenter de voir si le comportement du jeune a changé depuis quelque temps. On va recueillir des informations sur son cercle d'amis et ses fréquentations», a expliqué Daniel Fortier, du Service de police de la ville de Montréal (SPVM).
Ce dernier précise également que les habitudes des jeunes deviennent un facteur clé. En effet, ceux qui ont l'habitude des fugues retournent fréquemment dans les lieux où ils se sont déjà réfugiés, explique le policier.
«Mais dans ce cas-ci, c'était davantage un cas de chicane avec sa mère et la jeune fille est partie en claquant la porte», a-t-il dit, laissant entendre que l'hypothèse qu'elle soit partie avec un gang de rue n'était pas le premier scénario envisagé.
L'âge très jeune de cette fugueuse entraîne-t-il des méthodes spéciales de recherches? Non, répondent M. Fortier et Mme Dunkin.
Par contre, ils soulignent que les recherches peuvent débuter beaucoup plus rapidement que lorsqu'un adulte disparaît, étant donné qu'il faut attendre 24 heures avant d'entreprendre des démarches lorsqu'une personne est majeure.
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Montréal Une fugueuse de 11 ans est recherchée |
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