
La série d'incendies criminels des derniers jours, possiblement reliée à la mafia italienne, commence à inquiéter particulièrement les employés qui travaillent pour les entreprises où des méfaits ont été commis.
Dans la nuit de lundi à mardi, ce sont trois voitures qui ont été incendiées dans le stationnement de l'entreprise Signa plus, dans le secteur industriel de Laval.
Plus tôt cet été, ce sont les locaux de Construction DAMC, un entrepreneur en pavage, qui ont été lourdement endommagés par un incendie, à Anjou.
Au moment des évènements, les médias avaient rapporté que les frères Antonio et Domenico Arcuri figuraient au sein des actionnaires de cette société.
Une source policière bien au fait du dossier, mais qui préfère garder l'anonymat, a assuré que Domenico Arcuri a des liens avec le crime organisé italien.
De plus, deux actionnaires de Signa plus, qui apparaissent au Registre des entreprises du Québec, Domenico Miceli et Domenico Cammalleri, auraient des liens d'affaires avec Construction DAMC.
Pour les employés, c'est une situation dérangeante qui va beaucoup trop loin, selon le président de l'Association des travailleurs en signalisation routière du Québec.
«Ce sera quoi la prochaine fois? Mettre une bombe ou attaquer des employés sur un chantier parce qu'on se promène avec le véhicule de la compagnie? Il va falloir vérifier nos véhicules avant de partir pour voir s'il n'y a pas une bombe en dessous», déplore Jean-François Dionne de l'ATSRQ.
M. Dionne ajoute que les employés n'ont rien à voir avec des activités illicites et ne méritent pas d'en subir les conséquences.
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