Université de Montréal

Manifestation houleuse d'une centaine d'étudiants

Première publication 1 octobre 2012 à 13h45
Mise à jour : 1 octobre 2012 à 17h47
Manifestation houleuse d'une centaine d'étudiants
Crédit photo : Agence QMI
Par Jean-François Villeneuve | Agence QMI

Une centaine d'étudiants en colère sont entrés de force dans plusieurs pavillons de l'Université de Montréal, lundi, pour dénoncer le recours aux forces policières lors des manifestations du mois d'août qui se sont déroulées dans cet établissement.

Une façon pour eux de marquer le retour en classe pour la session automnale.

Agressifs, ils ont frappé contre les murs, portes et fenêtres à l'intérieur des locaux de l'université et de la Polytechnique. Plusieurs d'entre eux étaient masqués et cagoulés.

Une échauffourée a d'ailleurs eu lieu dans un bâtiment de la Polytechnique entre des agents de sécurité et les manifestants, qui ont profité de leur nombre pour forcer leur passage. Une jeune femme a été poussée au sol par un représentant de l'Université, ce qui a envenimé la situation.


(Crédit photo: Agence QMI)

Des slogans demandant la démission du recteur, Guy Breton, ont été maintes fois criés. Une excursion dans le pavillon Roger-Gaudry, où se trouvent les bureaux de M. Breton, a avorté lorsque les étudiants se sont butés à des portes verrouillées.

Ils lui en veulent d'avoir fait appel au Service de police de Montréal (SPVM), en août, afin de disperser des manifestants qui s'étaient introduits dans les corridors de l'université.

Étudiant en littérature, Geoffroy est convaincu de la nécessité de tels gestes, afin de «rompre l'illusion de consensus» sur la question des frais de scolarité et de la légitimité de la direction des établissements postsecondaires. «Ce sont toujours les mêmes luttes depuis toujours», a-t-il dit.


(Crédit photo: Agence QMI)

Stéphanie, pour sa part, croit que la situation aurait été «débile» si la police avait été présente lundi. «C'est absurde de dire que c'est le bordel quand on manifeste, mais que la direction laisse des étudiants se soûler sur le campus. Il y a un problème», a-t-elle affirmé
Le groupe s'est dissipé dans le calme vers 12h30, après avoir investi la Place Laurentienne, où se déroulaient des initiations.

La police de Montréal s'est faite discrète tout au long de l'événement, restant en périphérie du campus. Aucune arrestation n'a été rapportée.

Du côté de l'Université, on affirme qu'il s'agissait d'une «marche pacifique» et que «la sécurité a laissé les gens marcher sur le campus», selon Mathieu Filion, conseiller principal au Bureau des communications et des relations publiques de l'établissement.

 
 
 
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