Propos controversés enregistrés

Le matricule 728 ne parlait pas avec son superviseur

Première publication 12 octobre 2012 à 18h36
TVA Nouvelles

Il semble que la policière Stéfanie Trudeau - connue aussi grâce à son numéro de matricule, le 728 -, parlait à la personne qui partage sa vie, le 2 octobre dernier, lorsque ses propos ont été enregistrés à son insu.

Cela contredit l'hypothèse selon laquelle elle s'adressait à un superviseur.

Lors de son point de presse jeudi, le directeur du Service de police de la Ville de Montréal avait d'ailleurs indiqué qu'une enquête interne serait menée pour faire «toute la lumière» sur cette affaire. «Aucun superviseur ne peut tolérer ce genre de propos», avait alors précisé Marc Parent.

Des sources près du dossier ont affirmé à TVA Nouvelles qu'elle ne discutait pas avec un supérieur, mais plutôt avec une personne proche d'elle dans sa vie personnelle.

Réactions extrêmes sur les réseaux sociaux

En attendant les résultats de l'enquête, le débat sur l'emploi de la force au SPVM fait toujours rage, d'autant plus que des antécédents déontologiques de l'employée au centre de la controverse ont été dévoilés.

Les réactions fusent de toutes parts sur les réseaux sociaux aussi, alors que plusieurs groupes se sont formés sur Facebook pour demander son congédiement; l'un d'entre eux exige même son «exécution».

La policière Trudeau se trouve à nouveau dans l'embarras après avoir fait une arrestation musclée sur le Plateau-Mont-Royal, le 2 octobre dernier. Sur des images diffusées par Radio-Canada, on voit une banale interpellation dégénérer en intervention violente, sans justification.

Il ne s'agit pas d'une première pour Stéfanie Trudeau, qui a fait l'objet de différentes plaintes dans le passé. Cette fois, elle a été suspendue et désarmée en attendant la conclusion de l'enquête disciplinaire en cours.

 
 
 
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