Citoyens arrêtés par erreur

«Bouge pas mon estie, j'vas te tirer!»

Première publication 21 mars 2013 à 10h04
TVA Nouvelles

Deux hommes, qui marchaient tranquillement dans la nature dimanche à Chertsey dans Lanaudière, se seraient fait arrêter cavalièrement par la Sûreté du Québec (SQ) qui les aurait pris par erreur pour les deux fugitifs du Centre de détention de Saint-Jérôme.

Les Chertsois venaient à peine de quitter leur chalet situé dans une petite rue sans issue dans les bois quand, à leur grande surprise, ils ont été entourés par des agents de la SQ.

«Les policiers sont sortis de partout en pointant une arme et en disant mot à mot: Bouge pas mon estie, j'vas te tirer!», a raconté Yanick Daigle à Claude Poirier sur sa boîte vocale.

«On s'est fait tirer dans la garnotte. On s'est fait déshabiller, menotter.»

Les deux hommes ont eu la peur de leur vie. «On leur criait que l'on est des résidants! Ils nous ont fait coucher par terre les mains en croix. On leur criait nos noms avec nos adresses», soutient M. Daigle d'un calme olympien.

«On s'est fait pointer une vingtaine d'armes. Chaque fois que l'on bougeait, on se faisait traiter d'estie. On s'est fait tirer dans la garnotte. On s'est fait déshabiller, menotter. Le cirque a duré dix ou 15 minutes. Heureusement, les policiers ont trouvé un des deux gars.»

La SQ a par la suite retiré les menottes de deux citoyens afin qu'ils rentrent chez eux. «On comprend difficilement les agissements de la SQ. Nous avons été traités comme des moins que rien du début à la fin alors que nous étions que deux simples citoyens», déplore Yanick Daigle.

Les évadés Benjamin Hudon-Barbeau et Dany Provencal ainsi que deux complices ont été arrêtés à Chertsey quelques heures après leur spectaculaire évasion en hélicoptère du Centre de détention de Saint-Jérôme dans les Laurentides. Une kyrielle d'accusations pèsent contre eux.

 
 
 
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