EXCLUSIF - Collecteur de fonds du PLQ

Agresseur sexuel et pédophile impuni?

Première publication 4 décembre 2013 à 09h34
TVA Nouvelles

EXCLUSIF — Elle n'était qu'une adolescente qui se croyait en sécurité chez un voisin où elle était hébergée. L'avocat aussi collecteur de fonds du Parti libéral du Québec en aurait profité pour l'agresser sexuellement. Une plainte a été portée à la police, l'enquête réactivée à quelques reprises, mais finalement l'homme de la région de Québec n'est pas accusé.

«On a un agresseur, un pédophile, un menteur, un père de famille, un officier de justice libre parmi nous tous les jours», a lancé la présumée victime de 29 ans en entrevue avec Claude Poirier.

Les policiers l'ont rencontrée lundi pour lui annoncer la nouvelle.

«“À des fins sexuelles, est-ce que cet homme-là lui a touché la vulve?” Et le polygraphe dit que oui et à plus qu'une question.»

«Les enquêteurs ont travaillé d'arrache-pied, on ne peut pas aller de l'avant avec ma version, car il [l'agresseur] peut semer le doute. La procureure me croit à 100% et c'est un avocat d'expérience qui s'est monté toute une défense. Je ne suis pas la seule à qui ça arrive», déplore la jeune femme aujourd'hui maman.

Polygraphe échoué

L'agresseur allégué de l'adolescente qui avait 14 ans au moment des faits aurait même échoué le polygraphe auquel les enquêteurs lui avaient demandé de se soumettre.

«Dans le polygraphe, on mentionne: “À des fins sexuelles, est-ce que cet homme-là lui a touché la vulve?” Et le polygraphe dit que oui et à plus qu'une question. Il a échoué à toutes les questions», précise-t-elle.

Trop puissant

«Une dizaine de témoins ont été entendus, même une copine a subi des gestes indignes de cette personne-là quand je me faisais garder. Sa propre nièce a témoigné et sa propre femme qui l'a quitté a dit qu'elle était de mon côté, qu'elle savait que c'était la vérité. Elle avait dit à l'époque: “Vous ne serez jamais capable d'aller de l'avant, ils sont trop puissants lui et sa gang.”»

Malgré le détecteur de mensonges et la version de la présumée victime, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) choisit de ne pas déposer d'accusation.

«C'est terminé. Il ne me reste rien, je rentre chez nous. Le système de justice me laisse complètement tomber. Tout ce que j'ai, c'est mon intégrité. Le choc est très fort», laisse tomber la jeune femme.

 
 
 
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