Présidentielle française

Denis Coderre s'en mêle

Première publication 5 mai 2012 à 18h26
Denis Coderre s'en mêle
Crédit photo : Agence QMI
Denis Coderre
Par François Bugingo | Agence QMI

La campagne présidentielle française est loin de constituer un enjeu uniquement franco-français. Le Canada comme le Québec attendent aussi avec impatience de connaître le vainqueur du deuxième tour. Et à Québec comme à Ottawa, on anticipe les relations avec la prochaine présidence française.

Ce n'est pas pour me vanter, mais vous ai-je déjà dit que j'étais une des 57 689 relations de Denis Coderre sur Twitter ? J'entends certains dire déjà : il n'y a rien là, il y en a 57 688 d'autres comme vous.

Ok d'abord, mais moi, c'est sur les Champs-Élysées à Paris que j'ai mangé avec le peut-être probable futur possible maire de Montréal (il sourit à ces supputations et évite de confirmer ou contredire). Il m'avait donné rendez-vous chez Pizza Pino, un restaurant où il a ses habitudes sur la célèbre avenue parisienne.

En compagnie de sénateurs conservateurs et d'élus du NPD, le député de Bourassa est en France «officiellement» pour observer les élections présidentielles. Mais il ne faut point s'y tromper, c'est également une mission d'établissements de relations stratégiques avec les deux finalistes de la campagne.

À l'agenda, des rencontres avec les états-majors des deux partis finalistes, les patrons des médias influents, des «think tanks » qui ont pignon sur rue, etc. Et c'est loin de n'être qu'une mission d'écoute. Il s'agit aussi de faire passer le message du Canada, faire entendre la voix d'une volonté de développement d'une relation de libre-échange avec l'Europe où la place de la France est prépondérante.

Alors qu'il y a une semaine des responsables du Parti socialiste nous laissaient entendre qu'à l'accession au pouvoir de François Hollande la France reprendrait des rapports de « ni indifférence ni ingérence » avec le Québec, Denis Coderre m'assure lui qu'il n'envisage aucune crispation diplomatique avec la prochaine présidence française, quelle qu'elle soit. «Je n'ai senti ni dans le camp Hollande ni dans celui de Sarkozy la moindre envie de ramener au premier plan la question nationale du Québec. Pour la France, le lien avec le Québec est une plus-value fort appréciée, mais qui ne doit pas se traduire par un éloignement du Canada.»

Rassuré sur ce point, le député libéral s'est concentré à compter les points marqués par les deux camps durant cette campagne électorale. Il en revient fasciné par le succès du camp Hollande à mobiliser la jeunesse et à fructifier l'usage des médias sociaux.

D'ailleurs, s'il avait à parier, c'est sur François Hollande que Denis Coderre miserait son complet. «C'est aussi une question de « body-language », me confie celui qui a rencontré les cercles intimes des deux candidats finalistes en France. Chez les socialistes, l'ambiance est à la confiance, sans arrogance et avec beaucoup de prudence. À droite, le climat est à sauver les meubles et préparer le plan B, l'avenir après la défaite.»

Alors, demain dimanche, Denis Coderre compte commencer sa soirée électorale dans le camp Sarkozy et la finir dans celle du gagnant qu'il anticipe, François Hollande.

En attendant, il avait prévu samedi soir d'aller applaudir un ambassadeur de la scène artistique québécoise qui est sur scène à Paris. : Louis-José Houde.

Et ce n'est pas pour me vanter, mais c'est moi qui ai indiqué à Denis Coderre où se trouve le théâtre Le Point Virgule où doit jouer l'humoriste.

 
 
 
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