Sushi à la maison

Un Français vole son concept

Première publication 30 juillet 2012 à 05h40
Un Français vole son concept
Crédit photo : Journal de Québec
Par Nicolas Saillant | Agence QMI

La jeune propriétaire de l'entreprise Sushi à la maison a eu la mauvaise surprise de voir son logo, ses photos et ses textes être copiés-collés par le site Web d'une entreprise de sushi ayant pignon sur rue à Strasbourg, en France.

Geneviève Everell, qui travaille comme traiteur à domicile depuis maintenant cinq ans, déplore s'être fait voler impunément une partie de l'image de marque de son entreprise par un commerce français.

(Journal de Québec)

Le propriétaire de Sushi à la maison de Strasbourg, un Montréalais d'origine, a non seulement copié le logo de l'entreprise de Geneviève Everell, mais il a aussi copié mot à mot certains textes initialement publiés sur la page Web de la PME québécoise.

«Il n'est même pas foutu de faire la job comme il le faut comme on dit en bon québécois, parce que lorsqu'on clique sur mon logo sur son site Web, ça amène ses clients sur mon site Web», s'est étonnée Mme Everell.

Des paragraphes entiers de son site Web sont retranscrits dans les pages de la petite entreprise française, oubliant même de changer le genre du texte, initialement écrit au féminin, à quelques endroits. «Il n'est même pas capable de changer LA chef sushi pour LE chef sushi», a-t-elle remarqué.

Certaines photos publiées sur le site www.sushialamaison.com, prises par Geneviève Everell, se retrouvent aussi sur la page www.sushialamaison.jimdo.com. «Je ne pense pas que ce soit un malfaiteur bien méchant. Je pense juste qu'il est idiot et qu'il croyait que je ne le saurais jamais», a-t-elle fait valoir.

La femme d'affaires ne prétend pas être celle qui a inventé le concept des sushis à la maison et comprend que d'autres personnes puissent se lancer dans ce créneau. «Ça ne me dérange pas qu'il s'appelle Sushi à la maison; honnêtement, c'est une bonne idée», a-t-elle dit.

Elle tient cependant à ce que l'image de marque de son entreprise, qui est affichée sur sa voiture, des chandails et sur Internet, soit préservée. «Moi, je ne veux pas faire de chicane. Je veux juste qu'il enlève ça parce que c'est à moi. J'ai payé cher mon logo à une entreprise de publicité», a-t-elle insisté.

Mme Everell a téléphoné au propriétaire français afin de lui demander de retirer son logo de son site et refaire la mise en page. Cette dernière a toutefois l'intention de lui transmettre une mise en demeure si la situation n'est pas corrigée.

Le propriétaire de l'entreprise française n'a pas retourné les nombreux appels du Journal de Québec.

 
 
 
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