VIH

Moins de personnes se font tester par crainte de représailles

Première publication 30 juillet 2012 à 16h41
Moins de personnes se font tester par crainte de représailles
Agence QMI

Une nouvelle étude américaine a constaté que 25% des personnes vivant avec le VIH connaissent quelqu'un qui ne veut pas se faire tester, de peur d'être accusé au criminel.

L'enquête, menée au nom d'une organisation qui lutte contre ce qu'elle appelle la criminalisation du VIH, suit de près une étude canadienne qui en vient à des conclusions semblables.

Dans la récente étude réalisée auprès de 2000 personnes séropositives à travers les États-Unis, 41% des répondants ont dit qu'il était raisonnable d'éviter les tests de dépistage du sida par crainte de poursuites.

Qui plus est, 38,4% ont dit craindre d'être accusés à tort de ne pas avoir divulgué leur séropositivité.

Une étude canadienne publiée en juillet a donné des résultats similaires. Dirigée par Patrick O'Bryne de l'Université d'Ottawa, elle a révélé que 17% des hommes gais à Ottawa avaient évité le test du dépistage du VIH en 2010, par crainte de poursuites pénales, tandis que 13% avaient peur de parler de leur vie sexuelle avec leurs médecins ou les infirmières pour les mêmes raisons.

L'étude a été réalisée dans l'année suivant la décision de la police d'Ottawa de publier le nom et la photo d'un homme séropositif, qui aurait eu des rapports sexuels non protégés avec un certain nombre de personnes.

M. O'Byrne croit que les manchettes suscitées par cette affaire ont affecté les résultats de l'étude.

 
 
 
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