Personnel paramédical

Des Québécois en renfort aux Jeux olympiques

Première publication 30 juillet 2012 à 20h32
Par Maxime Landry | TVA Nouvelles

Les reportages de Maxime Landry à Londres:

Des Québécois font partie de l'équipe paramédicale installée dans l'un des trois centres de soins à la fine pointe de la technologie, en plein cœur de Hyde Park, à Londres, pour les XXXes Jeux olympiques d'été.

Hyde Park est le plus grand parc de la ville. Chaque jour, jusqu'à 80,000 personnes s'y entassent pour venir regarder les épreuves olympiques sur écran géant.

Afin de s'assurer qu'aucun incident ne vienne troubler la gaieté des spectateurs sur le site, le comité olympique a mis en place trois unités de soins, dont un hôpital de campagne, au centre de l'énorme espace vert, où œuvrent plusieurs bénévoles.

Daniel Blouin fait partie de cette équipe. Il est parti de Gatineau pour devenir volontaire au sein de l'ambulance St-Jean, à Londres, durant les Jeux.

«C'est très valorisant et puis les gens, ici, nous ont permis de pouvoir intégrer ces unités-là et d'apprendre comment ils font leurs interventions», a-t-il expliqué.

Daniel Blouin (Crédit photo: TVA Nouvelles)

Et ces interventions sont bien différentes de celles pratiquées au Québec. À Londres, le St John Ambulance reste une simple organisation de volontaires, mais sans doute mieux équipée que bien des services d'urgence au Québec.

«Moi, en tout cas, ce que j'aime beaucoup c'est que quand je rentre dans l'ambulance, j'ai de la place [pour ma tête]. Urgence-Santé [a] de la misère à avoir un petit peu d'espace de ce côté-là», a ajouté l'homme.

Équipement de pointe

Innis Mason est le grand responsable des opérations de ce centre. À l'intérieur de l'établissement temporaire, on retrouve des défibrillateurs, un système d'oxygénothérapie, des équipements de soins avancés en réanimation, en plus du matériel de base des secouristes.

Certains bénévoles ont même été formés pour administrer des médicaments comme de l'épinéphrine, un gaz anesthésiant.

Selon Daniel Blouin, le Québec devrait prendre exemple sur la capitale britannique.

«Je vois tellement de points d'arrimage qu'il y aurait avec notre service de santé actuellement», explique le Gatinois.

En 2005, le jour après avoir obtenu les Jeux, Londres était secouée par une série d'attentats qui a fait au total 52 victimes. En matière de plan d'urgence, la Ville n'a donc pas eu le choix d'évoluer et d'innover.

 
 
 
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